Cameroun : Lamda veut offrir  l’internet gratuitement

Au Cameroun, Lamda veut proposer aux internautes une solution de connexion gratuite. L’entreprise porteuse de cette solution souhaite commencer par la ville de Douala. Pour les utilisateurs, il faudra télécharger l’application sur Google Playstore, remplir un formulaire d’identification puis le valider.

Avoir accès gratuit à Internet

Pour avoir accès à internet gratuitement et en illimité, l’utilisateur de l’application doit s’engager à voir les publicités venant des différents partenaires toutes les 20 minutes à partir de la première. C’est du moins l’explication donnée par les promoteurs à Tech Mag Afrique.

« Pour un utilisateur qui ne souhaite pas visionner la publicité quand il est connecté, nous lui donnons la possibilité de jouer d’abord à notre jeu virtuel afin d’acquérir des pièces d’or qu’il pourra ensuite transformer en mégaoctets et surfer gratuitement sans pub », nous confie les responsables de Lamda.

Modèle économique de Lamda

Hannibal Consulting, l’entreprise ayant développé Lamda fonctionne comme une régie publicitaire digitale spécialisée dans les mobiles. Elle repose sa viabilité économique sur la vente des espaces publicitaires aux annonceurs et marques sous forme de pack. D’après les explications, le pack se présente sous forme de crédit à consommer à travers les impressions. Autrement dit, les crédits des annonceurs s’épuisent au fur et à mesure que les utilisateurs visualisent images, vidéos, textes et écoutent éventuellement des audios.

Perspectives d’extension en Afrique

Les concepteurs de Lamda veulent aller étape par étape sans brûler aucune. Après le déploiement  de Douala, ils comptent mettre le cap sur Yaoundé d’ici la fin de l’année 2019.

En 2020, ils veulent être partout au Cameroun c’est-à-dire être présents dans toutes les villes du pays. Ils n’excluent pas la possibilité d’atteindre certaines villes des pays de l’Afrique centrale. Chemin faisant, 2021, toute la zone Afrique centrale et certains pays de la zone Afrique de l’ouest seront couvertes.

 

 

Source : Tech Mag Afrique

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Kiro’o Games étale sa « roadmap » de jeux et services sur 4ans

Au Cameroun, en pleine levée de fonds, le studio Kiro’o Games a présenté au grand public « KIRO’O URITHY », la roadmap de réalisation de son catalogue des jeux et ses services sur les 4 prochaines années. Sa feuille de route comporte 4 projets phares pour booster l’univers du jeu mobile en Afrique et particulièrement au Cameroun.

Quatre (4) marques phares vont composer ce catalogue en développement. Il s’agit de la marque Aurion qui est l’axe phare d’African-Fantasy avec des jeux PC, Smartphones, bande dessinées et même un projet de dessin animé centré sur les Kori-Odan. A cela s’ajoute la marque Mboa constituée de jeux qui vont simuler de façon comique la société africaine sur différents axes. Au-delà des jeux, le studio développe des produits dérivés comme le Mboa Tribune puis la  marque Rebuntu : C’est l’aspect de Kiro’o qui soutient les autres PME africaines. Le studio veut notamment démocratiser sa méthode de levée de fonds pour tous.

Kiroo Tchop se présente ainsi comme un axe plus physique du studio qui veut apparemment un peu diversifier ses activités et rendre l’expérience plus réelle pour ses fans.Depuis le lancement de sa levée de fonds, le studio Kiro’o semble avoir repris un rythme très soutenu. Le studio a lancé un recrutement de 10 nouvelles personnes et s’est déjà rééquipé.

La start-up de jeux vidéo Kiro’o a décidé de montrer une partie des défis internes que le studio devra relever pour réussir ces plannings très ambitieux. « Tout le monde se demande ce que Kiro’o fait concrètement depuis la sortie de Aurion en 2016. Nous avons donc décidé de montrer le planning interne pour que chaque membre de notre communauté ait le sentiment qu’il fait partie de notre équipe » a déclaré Yakan Dominique, le cofondateur et Lead Designer du studio.

Pour Olivier Madiba, fondateur et CEO de Kiro’o, la levée de fond se poursuit. « Nous espérons que notre transparence va montrer l’exemple à d’autres PME africaines et rassurer encore plus nos partenaires. Nous avons réalisé des tests et forgé notre organisation interne pour les années futures. On invite les investisseurs privés à nous rejoindre.

Grâce à la confiance effective de la première vague d’investisseurs, Kiro’o a établi le record de vitesse « d’Equity crowdfunding » dans la zone CEMAC: 355K USD de souscriptions, 105K USD déjà reçu, 316 investisseurs ayant souscrits, 99 actionnaires dont la plupart étant des Camerounais installés à l’étranger », explique-t-il.

Premier studio local de jeu vidéo professionnel proposant des contenus inspirés de l’identité africaine, Kiro’o Games est né de l’envie d’amener l’univers et les mythes africains dans le grand échiquier mondial du divertissement.

Pour financer son expansion, la start-up vient d’ouvrir son capital aux investisseurs. Pour souscrire en tant qu’investisseurs , cliquez ici 

Des bulldozers miniatures créés par un jeune de 16 ans

Originaire du Nord-Ouest du Cameroun, Awa Blaise Chi (16 ans) a fui la crise anglophone pour s’installer à Douala, la capitale économique du Cameroun. Là, il s’est battu pour trouver de quoi survivre et exploiter son talent pour construire des bulldozers miniatures à partir de matériaux recyclés. Âgé de 16 ans, Awa Blaise Chi est lui-même un ingénieur innovateur en devenir.

Avec un talent impressionnant, ce jeune fabrique des machines à partir des matériaux recyclés, qu’il fait fonctionner à l’aide d’une batterie.Dans la capitale économique du pays, où il vit avec son beau-frère, Chi essaie de récupérer des restes de carton, des morceaux de contreplaqué, de bambou et un peu de ferraille. Il assemble ensuite avec soin les matériaux pour fabriquer de petites machines portant la marque « Chi Style ».

Les machines fabriquées à base des matériaux recyclés sont mis en mouvement lorsque le jeune prodige les relie, à l’aide de câbles électriques, à des batteries.« J’ai observé les appareils électroniques et les petites choses concernant les batteries. Je vais vers ceux qui s’exercent déjà dans ce secteur d’activité pour voir comment on peut faire pour connecter une batterie à une voiture. Depuis l’enfance je le fais, mais je ne savais pas que cela allait prendre de l’ampleur », explique le jeune Awa Blaise Chi.

Malgré son enthousiasme pour la création de ces machines miniatures, son plus grand rêve est de retourner à l’école pour poursuivre ses études.
À travers ses innovations, le jeune veut aussi sensibiliser ses camarades de classe qui sont restés dans la région anglophone, en les encourageant à ne pas oublier leurs rêves.

Bien que plus de 600 000 enfants soient privés d’éducation à cause de la crise au Cameroun, cela n’a pas empêché le jeune Awa Bless Chi d’être productif et de réaliser ses rêves.

 

Daniel A avec Africanews 

 

Cameroun : La 1ère édition de Boost’Action s’annonce pour ce 08 Juin

Boost’Action est un rendez-vous organisé dans le but de motiver et stimuler les participants , aussi bien dans la vie personnelle que professionnelle. La conférence Boost’Action est à sa première édition. Elle aura lieu autour du thème : « Bootez votre Motivation et passez à l’Action ». Cette première édition se tient le samedi 08 Juin 2019 à Hôtel Serena Bali dans la ville de Douala au Cameroun.

Boost’Action touche stratégiquement du doigt la difficulté de sa cible. Et ceci dans plusieurs disciplines, à savoir : le management, la communication, le marketing, la technologie et autres. Elle cible ainsi les jeunes entrepreneurs, les hommes d’affaire, les responsables d’entreprises, les étudiants et les curieux.

La conférence porte spécialement sur le développement personnel, le leadership d’action, le management de projet et la vente. Ces différentes disciplines sont respectivement représentées dans les sous-thèmes suivants : « Connaissance de soi et planification stratégique de sa vie pour se réaliser », « stratégie ultime pour briser les chaines de la peur et passer de l’intention simple à l’action perpétuelle ». « De l’idée au projet en 3 étapes : techniques et astuces, le processus de valeur et les 10+2 qualités » qui feront impérativement de vous des vendeurs d’exception, et « le secret du leadership d’action ».

Prendre part à ce rencontre permettra à tous d’avoir une connaissance approfondie sur comment mieux appréhender ses projets et se donner la motivation nécessaire pour y arriver. Ensuite,  la rencontre aidera les participations à partir d’une idée, un projet et le rendre rentable grâce à des astuces et des outils pratiques.

Le ticket de participation s’élève au prix de 5000 F avec en bonus un guide Boost’Action intitulé : « 60 façons pour rester super motivé et être la meilleure version de soi-même »

Pour rappel, la conférence sera sanctionnée par une attestation de participation et d’un accompagnement gratuit pendant un mois.

Une des affiches de l'événement

Informations clés 

Date: Samedi 08 juin 2019
Lieu : Serena Hôtel Bali
Heure : 9h-16h
Pass: 5000F

 

Cameroun : Une couveuse néonatale made in Dschang primée à Paris

Totalement conçue et fabriquée par Serge Armel Njidjou à Dschang, la Couveuse néonatale interactive AUI 1.0 vient de remporter le prix initiative de la 3ème édition de l’AFD Digital Challenge, une compétition internationale organisée par l’Agence Française de Développement.

La couveuse mise au point par l’AUI a la particularité d’être adaptée aux fluctuations de tension de l’énergie électrique enregistrée au Cameroun. De plus, elle est interactive et communique à distance avec le Smartphone du médecin.

Selon les promoteurs, cette innovation technologique arrive dans un contexte où en moyenne 22 000 bébés nés prématurés meurent chaque année au Cameroun, faute de couveuses dans les hôpitaux. Le pays en compte moins de 100 qui fonctionnent pour 7000 formations hospitalières.

La remise dudit prix aura lieu le jeudi  9 mai 2019 prochain  dans le cadre de la ministérielle égalité homme-femme à Paris, au palais de l’Elysée.

D’après l’Agence française de développement (AFD), cette technologie était en concurrence avec près de 4000 autres à travers le monde à ce concours. C’est la deuxième récompense pour cette innovation technologique. En février 2018, elle recevait le Prix du Chef de l’Etat pour l’Innovation à l’occasion des Journées de la recherche scientifique et de l’Innovation du Cameroun, à Yaoundé.

Pour rappel, l’AUI vient de créer AUI Techno SARL, une entreprise commerciale pour produire en séries cette couveuse néonatale dans la ville de Bafoussam au Cameroun. Elle coûte moins chère que les couveuses importées.

Vous pouvez suivre les procédures de fabrication de cette couveuse néonatale sur https://www.youtube.com/watch?v=uwWrum8YxjU&t=17s

 

Daniel A.

 

Afrique :Fadima Diawara va bientôt lancer son smartphone Kunfabo

L’entrepreneure Fadima Diawara va bientôt lancer son smartphone Kunfabo pour l’Afrique. Elle compte en faire un téléphone moins cher et de surcroît accessible à toutes les bourses. Fadima et son équipe travaillent sur le projet depuis 2 ans. Pour l’équipe, le smartphone doit réfléter au plus  près la réalité des Africains. Pour ce faire, il faut y intégrer  des applications développées par les Africains pour les Africains. C’est une manière de promouvoir une solidarité à l’échelle continentale.

Selon nos informations, deux applications 100 % africaines seront préinstallées sur ce smartphone. Il s’agit par exemple de l’application de messagerie instantanée Dikalo lancée par le Camerounais Ekambi Alain. Il faut noter aussi l’installation d’une application de géolocalisation des centres de santé,  hôpitaux et pharmacies de proximité développée par Eguitec, une start-up guinéenne.

A part ouvrir une usine de montage de ces appareils en Afrique, un autre volet social permettra de construire des écoles dans les milieux reculés. A quelques mois de son lancement, elle se confie à la Rédaction de Tech en Afrique dans une interview exclusive.

 

Donnez-nous quelques raisons qui peuvent pousser une personne à acheter Kunfabo ?

Kunfabo s’imposera par sa qualité et son prix accessible ; par ces applications purement africaines de géolocalisation des centres de santé, hôpitaux, pharmacies, recettes africaines, musique,
la mode sur le continent…intégrées au smartphone .

Pour être une marque, le concept même de Kunfabo , c’est réellement d’accompagner le client africain dans sa vie quotidienne.

Prototype de Kunfabo

Faites-nous un aperçu de votre expérience depuis le début de l’aventure

Depuis le début du projet, j’ai appris énormément car je me suis entouré des personnes expertes dans leurs domaines. J’ai surtout compris que rien n’est impossible. L’impossible, c’est dans notre tête et la clé c’est la persévérance.

Quel message pour l’Afrique ?

Je lance un appel à tous mes frères et Sœurs Africains à soutenir cette nouvelle marque, se l’approprier et faire en sorte qu’elle grandisse et surtout consommons africain pour le développement de notre continent.

J’en appelle aussi aux investisseurs Africains , aux sponsors… nous avons besoin de leurs collaborations pour l’aboutissement du projet .

Santé : Aymard Djadchin veut simplifier la gestion des hôpitaux avec Hospisoft

Pourtant inconnu du public camerounais, Aymard Djadchin vient de rejoindre le cercle étroit des pièces maitresses de l’entrepreneuriat comme Olivier Madiba, Rebecca Enonchong, Arthur Zang ou encore Arielle Kitio. Cet ingénieur en conception informatique est, en effet, le vainqueur du « We data Challenge », un concours organisé par LumenAi à l’Université de Pau en France. Cette compétition récompense les meilleurs projets portant sur l’intelligence artificielle.

Sa plateforme Hospisoft ambitionne d’automatiser l’administration d’un hôpital. Outre ce paramètre, l’application est dotée d’une intelligence artificielle qui participe à l’élaboration d’un diagnostic médical crédible. De manière concrète, la plateforme permet de guider efficacement les patients dans les hôpitaux, de leur entrée à leur sortie, en leur concevant automatiquement un dossier médical digital où seront inscrits leurs principes cliniques et autres informations administratives correspondantes à leur passage dans ce centre de santé.

L’intelligence artificielle dans le fonctionnement de cette application permet aux médecins de dresser des constats médicaux fiables et dépouillés de toute erreur. Grâce à cette création, l’entrepreneur camerounais veut bouleverser la gérance des hôpitaux au Cameroun, en Afrique et dans le monde. Une ambition noble pour ce pur produit du système éducatif camerounais.

Aujourd’hui, l’application Hospisoft est disponible dans certaines formations sanitaires des villes de Douala et Yaoundé. Rassuré, Aymard Djadchin ne compte pas dormir sur ses lauriers. « Nous envisageons couvrir toute l’Afrique centrale avec notre logiciel de gestion puis couvrir tout le monde entier avec l’aide au diagnostic » clame t-il.

Avec Universal Software, « nous devons devenir le modèle en matière de software en Afrique pour produire les meilleurs logiciels performants, souples et à la pointe de la technologie » ajoute l’ingénieur.

Le passionné adepte du travail et de l’esprit d’équipe recommande aux jeunes entrepreneurs de prendre conseil chez ceux qui ont déjà fait leurs preuves. Il les invite aussi à tirer toujours des leçons de leurs insuccès, de les changer en victoires et de ne jamais régresser face aux obstacles.

Crédit photo : Universal software

AHLIN ACCROBESSI

 

Cameroun: les e-cotisations dématérialisent les tontines

Désormais, plus besoin de se rassembler pour les tontines. Les participations se font via le service mobile money des opérateurs de téléphonie mobile ou par virement bancaire. Le procédé est  simple, un groupe WhatsApp est créé, les personnes voulant adhérer sont ajoutées et le jour de la cotisation, chacun envoie ses frais dans le compte mobile money du bénéficiaire.

« Je n’ai pas le temps pour les contributions qui demandent ma présence. Mon emploi de temps est assez surchargé. Aussi, cette façon limite-t-il les rapports de familiarité qui peuvent parfois virer au mépris entre adhérents », explique Fatou Bouraima, une étudiante en médecine.

Ils sont de plus en plus nombreux à avoir recours à cette technique. C’est le cas de David Beyala. Pour lui, pas question de sacrifier le dimanche, son seul jour libre pour participer à une tontine. Il préfère donc adhérer aux tontines où les regroupements physiques ne sont pas obligatoires. Un ensemble de règles sont établies pour faciliter le fonctionnement de ces cotisations d’un autre genre. « Chez nous, on a une charte. Il y a une heure limite d’envoi d’argent, des pénalités pour ceux qui cotisent en retard selon qu’ils ont déjà bénéficié ou non. Si on a un problème pour cotiser, c’est avec l’administrateur qu’on gère », témoigne un fidèle de cette pratique.

Les virements bancaires sont de plus en plus sollicités, surtout pour des cotisations nécessitant de gros montants. Un procédé qui limite la circulation de grosses sommes d’argent mais et assure le volet sécuritaire. Etant donné que l’argent est directement déposé dans le compte du bénéficiaire, les adhérents ne craignent donc plus les hold-ups pendant les réunions.

Cependant, le risque n’est pas à zéro. La seule chose qui reste est de faire confiance. Avec le nombre limité de transactions journalières fixé par les opérateurs proposant les services mobile money, les cotisations débutent ordinairement deux jours avant le jour indiqué afin de permettre à tout le monde de se décharger de son engagement.

 

Ahlin ACCROBESSI

 

E-commerce : Aurèle Simo veut conquérir l’Afrique avec Toovendi

Résolu et très féru d’ e-commerce, il veut emboîter le pas à Jack Ma, fondateur chinois du site de e-commerce Alibaba, en tirant les leçons de ses divers échecs. Le parcours semble relier les deux hommes puisqu’ils ont non seulement fait du e-commerce leur métier, mais aussi, expérimenté à maintes reprises l’échec. Une similitude qui, conjuguée à son ardeur rassure ce camerounais de 29 ans sur la réussite de son projet. Portrait de Aurèle Simo, l’entrepreneur qui veut conquérir l’Afrique avec Toovendi.

Aurèle Simo n’est pas à son premier coup d’essai. Après sa licence professionnelle en Marketing, le fondateur de Toovendi abandonnera ses études de master pour rejoindre l’équipe de Grid Engineering Sarl, entreprise de services numériques basée à Douala. Entreprise qu’il quittera plus tard pour le staff de Jumia, où il travaille comme Social Media Manager. C’est dans cette société qu’il obtiendra le prix du meilleur social media manager des sites de e-commerce du Cameroun à l’AfrikEbiz Awards. Il a fallu l’intégration de l’équipe d’AFRIMALIN pour que le jeune entrepreneur découvre sa passion et décide de travailler à son propre compte.

Animé par l’innovation, Aurèle Simo affirme que le sentiment d’avoir accompli quelque chose de positif pour la société donne un sens à sa vie. Avant Toovendi, le camerounais est passé par plusieurs fiascos à l’instar du magazine féminin Niango, du site de vente de voitures en Afrique Afriicar, ou encore de Camer.cm, un portail d’actualité sur le Cameroun.

Avec Griotys Group SARL, ses quatre collaborateurs et lui se définissent comme les Griots du numérique en Afrique. Des griots qui rêvent grand puisque Toovendi veut être le plus grand site d’annonces gratuites d’Afrique. Aurèle réfléchit déjà à la mise en place d’une filiale au Gabon et dans les autres pays de la CEMAC avant d’entamer la conquête des pays de la côte ouest-africaine. Épris de blogging, il administre un blog qui porte son nom : aurelesimo.com. A ses heures perdues, il y publie des recommandations et astuces pour réussir dans le digital au Cameroun et en Afrique.

Crédit photo : Lebled parle

Ahlin ACCROBESSI

L’application Zoomed lutte contre les vols de voitures

Les vols de voitures ne seront plus qu’un mauvais souvenir. C’est ce que promet l’application Zoomed. Son développeur, le camerounais Bruno Zuo entend ainsi apporter une solution pour protéger les véhicules contre les larrons. L’application prévient, sur son smartphone, le propriétaire d’un véhicule pourvu au préalable et permet de suivre en temps réel son parcours. Elle fonctionne essentiellement sans connexion internet, donc à travers des codes USSD.

Une solution innovante et pertinente dans un monde où les nouvelles technologies peinent à assurer une meilleure sécurité aux hommes. Cette technique, de plus en plus exploitée, est partie des travaux de recherche débutés en 2015, par les chercheurs en sécurité informatique Charlie Miller et Chris Valasek.

Ces derniers ont dévoilé leur méthode pour prendre le contrôle d’un véhicule à distance. Ce service permet d’activer certaines fonctions depuis son smartphone comme éteindre le moteur, consulter le GPS ou encore freiner.

Dans certains pays occidentaux où les voitures connectées sont devenues la “nouvelle cible” du hacking, les techniques identiques à Zoomed portent déjà leursfruits.
Utilisée depuis 3 ans par certaines gendarmeries françaises, elle sert dans les domaines de service général, sécurité routière, opération anti-délinquance ou encore de préservation de l’ordre public. Les informations recueillies sont exploitables à des fins judiciaires mais soumises à des réquisitions.

Le procédé permet de scanner les véhicules en stationnement et en mouvement et de localiser les voitures volées. Les données sont mises en rapport avec le casier national des objets et des véhicules volés.

A chaque scan, la représentation apparaît à l’écran suivie d’un bip sonore : un zoom sur la plaque ainsi qu’une vision générale du véhicule, avec la date, l’heure et les coordonnées de géo localisation. Si le véhicule contrôlé est signalé comme volé, une dépêche d’alerte s’affiche avec la conduite à tenir. Un succès qui devait inciter les Africains à faire confiance à ce bijou technologique du camerounais Bruno Zuo.

Pour la petite histoire, l’application a vu le jour dans un contexte où Internet a été coupé dans la partie anglophone du Cameroun pendant 230 jours. A cette période, les vols de voitures étaient devenus récurrents ce qui a donné l’idée à Bruno de trouver une solution durable à cela.  Ironie du sort, l’application a permis à son concepteur de gagner le  Grand Prix 2018 (Or) du Président pour l’excellence en recherche scientifique et innovation au Cameroun doté d’une enveloppe de  10 millions FCFA.

 

 

Ahlin ACCROBESSI