Sierra Leone : Lancement d’une plateforme nationale utilisant la blockchain

Le gouvernement de Sierra Leone a lancé le mercredi dernier, sa nouvelle plate-forme nationale d’identité numérique la blockchain. Elle servira à augmenter l’accès aux capitaux à des coûts réduits. Ce projet est reconnu par le gouvernement comme «la première mise en œuvre de la blockchain et de l’identité numérique décentralisée en Afrique».

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Il vise à fournir aux citoyens une identité formelle, un contrôle de leurs informations de crédit et un accès aux services financiers numériques. Au cours de la cérémonie de lancement, le Président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, a parlé d’« Une identité vérifiée facilite la vie de tout le monde, le gouvernement, les citoyens, le secteur privé, tout le monde. »

Soulignons que cette initiative est soutenue par l’association Kiva. En effet Kiva est une organisation à but non lucratif basée à San Francisco, qui permet aux particuliers de prêter de l’argent à des personnes à faible revenu dans le monde.

La Commission nationale d’immatriculation civile a mis au point la plate-forme nationale d’identité numérique grâce au protocole Kiva, un système
d’identification numérique utilisant la Blockchain.

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« Grâce à la technologie de Kiva Protocol, nous pouvons activer en deux secondes une vérification KYC qui aurait normalement pris deux semaines », a déclaré Davie.

Alexine Afaya

Top 3 des termes technologiques les plus recherchés en 2019

Chaque année, les internautes ont des termes technologiques sur lesquels ils aiment tout savoir. En 2019, l’intelligence artificielle, la blockchain restent des sujets de prédilection des internautes.

1-Machines autonomes

Les machines autonomes intéressent les internautes. Cette tendance s’explique par la capacité des machines à exécuter des tâches complexes. Ces dernières sont à priori difficilement réalisables par les Hommes. Les algorithmes s’en chargent.

Les internautes ont eu ces six derniers mois, une volonté de tester et accepter les machines autonomies c’est-à-dire intégrant une intelligence artificielle.

Ainsi, l’exécution des tâches se fait  indépendamment des personnes ou avec une participation humaine.

2-Réalité mixte

Le développement des plateformes technologiques comme Instagram et Snaphat modifient les interactions des internautes avec le monde réel. La réalité mixte, parfois appelée polyplexité, est perçue comme la fusion des mondes réel et virtuel pour créer de nouveaux environnements et visualisations dans lesquels des objets physiques et numériques coexistent et interagissent en temps réel.

3-Blockchain

La Blockchain ou chaines de blocs est comme un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable. Elle assure la transparence dans les processus et intervient dans des domaines comme les finances, l’éducation, les assurances, entre autres. Elle est aussi connue comme génératrices des monnaies électroniques telles que le Bitcoin, l’éthérum… Ces innovations technologiques modifient la façon d’appréhender le monde. Aussi faut-il tôt les comprendre.

AFRO lance une première cryptomonnaie panafricaine

La Fondation AFRO établie en Suisse a annoncé jeudi dernier le lancement de la première cryptomonnaie panafricaine. La nouvelle devise baptisée «AFRO» constitue une «innovation importante» qui devrait guider le progrès et la croissance sur le continent africain. «Elle vient diminuer les coûts de transaction et de transferts de fonds, simplifier les échanges commerciaux entre pays et régions du continent et participer à l’implication financière des individus et des PME africaines», peut-on lire dans le communiqué rendu public par la Fondation.

Pour ce lancement, 750 milliards  ont été émis le 19 juin dernier en rapport avec le PIB et la masse monétaire du continent, soit symboliquement l’équivalent de 600 AFROS par habitant. La nouvelle crypto monnaie est 100% Proof of Stake (POS), pour ne consommer que très peu d’énergie, «tenant compte ainsi des dernières transformations technologiques de la blockchain». . Par ailleurs, une commission rassemblant des experts internationaux a été mise en place pour conduire le développement de cette nouvelle devise digitale panafricaine.

Mais la toute nouvelle monnaie numérique intervient dans un contexte de multitudes de devises locales obstruant les échanges et la croissance sur le continent. «Déjà cotée et négociable sur les bourses d’échanges STEX, Crex24 et Golix, l’AFRO sera bientôt disponible sur Cryptopia, Luno, Ice3X, Naira Ex, Remitan, Bel frics, Coin Direct, Coinexchange.io, Crypto Bridge. L’AFRO fait partie des monnaies répertoriées sur Coin Gecko où sa valeur d’échange est exprimée en temps réel», indique la Fondation.

Depuis quelques années, un intérêt progressif aux crypto monnaies se remarque sur le continent. «Créées grâce aux progrès de la technologie « blockchain », les cryptomonnaies ont le vent en poupe partout dans le monde et sont déjà utilisées par des millions de personnes dans leurs échanges», indique le communiqué de la Fondation AFRO, tout en précisant qu’« en Afrique où le paiement sur mobile est très étendu, l’utilisation des cryptomonnaies est une incontestable mutation. L’intérêt pour cette nouvelle configuration de devise permet d’effectuer des transactions financières de façon rassurée, traçable et à moindres coûts».

 

AHLIN ACCROBESSI

 

La Blockchain peut contrer les fake news

La technologie de la Blockchain peut aider à détecter et réduire la propagation des fake news. C’est en substance l’affirmation d’Olivier Bringer, Chef d’unité adjoint et par intérim à la Commission européenne en charge de l’initiative Next Generation Internet (NGI) et de la politique de gouvernance de l’internet.

Ce spécialiste en cybersécurité a fait part de comment il estime que les fausses nouvelles qui se propagent très rapidement peuvent s’estomper. Il pense que la technologie de la blockchain, celle-là même qui se cache derrière les monnaies électroniques peut jouer un rôle important dans l’éradication des fausses nouvelles.

« Blockchain permet en effet de tracer les transactions et d’identifier une chaîne de propagation de l’information. On sera capable à l’avenir de repérer la ou les personnes à l’origine de l’information : un journaliste ou un activiste proche d’un centre d’influence. L’intelligence artificielle permettra aussi de recouper et de retrouver une information transformée. Mais je ne crois pas que la solution soit uniquement technique, il faudrait également travailler sur l’humain et notamment éduquer les gens aux médias », a-t-il affirmé dans une interview accordée à nos confrères de Tunisie Presse.

Il faut dire que les fake news ont le vent en poupe sur Internet. Tout le monde ou presque est susceptible de tomber dans les panneaux et il faut un certain recul pour se retrouver. Il est important de toujours penser à vérifier les informations quel que soient les sources de provenance et le niveau de confiance que le public peut leur accorder.

Parmi les potentielles solutions pour réguler sa propagation, il y  a des acteurs comme Olivier Bringer qui suggère un travail à visage humain. Ce qui suppose que les producteurs d’information doivent prendre conscience de leurs rôles pour ne donner que des nouvelles vraies.

« On a mis le printemps dernier autour d’une table les différents acteurs, les intervenants des médias sociaux, les publicitaires en ligne… pour essayer de trouver des solutions ensemble et dire voilà la stratégie pour éviter la propagation des informations fausses et pour bloquer certains comptes. La seconde est d’ordre technologique », a-t-il expliqué.

Blockchain et  cryptomonnaies, tout savoir sur la rencontre de Tech en Afrique

Les technologies de la Blockchain et des cryptomonnaies ont été au menu de la rencontre initiée par Tech en Afrique et ses partenaires. Comme annoncée deux mois plus tôt, elle a eu lieu samedi 13 octobre à l’Institut Supérieur Global Success de Lomé.

Une idée, une équipe, une concrétisation. C’est fait devra-t-on dire avec fierté. L’une de ces rares rencontres tournant autour de la Blockchain et des cryptomonnaies est rentrée dans l’histoire de l’équipe et celle des partenaires.

Un public cosmopolite de journalistes, d’entrepreneurs, d’étudiants et de chefs d’entreprise ont passé près de deux heures de temps à remuer ces nouvelles  thématiques dans tous  les sens. Cette gymnastique intellectuelle, ce rendez-vous du donner et du recevoir a été possible grâce à la disponibilité des panélistes.

Des panélistes de renom

 

Des panélistes de renom se sont rendus disponibles pour parler tôt de ces technologies qui pourraient peu ou prou bouleverser notre manière de voir le monde. Afrikanus Kofi, journaliste à la base et spécialiste des cryptomonnaies et de la Blockchain s’est entretenu avec les participants en mettant l’accent sur comment les monnaies électroniques pouvaient faciliter les transactions. Selon ses explications, des commerçants peuvent par exemple faire des transactions à travers ses moyens et se faire livrer des marchandises en toute confiance.

De son côté, Crépin Sondou du Togo n’a pas manqué de mettre en exergue son parcours de vendeur de bitcoin et de trader. Il est allé dans un style on ne peut plus accrocheur dans les moindres détails concernant l’engouement qu’il y a autour des cryptomonnaies surtout dans le monde, dans la sous-région et au Togo.

Faut-il bannir les crypto ?

 

« Non, il faut les réguler », a répondu Afrikanus Kofi à un intervenant. Même si le Togo sinon la plupart des pays africains sont réticents, il faut comprendre que la régulation est l’une des meilleures solutions. Dans un pays comme le Togo où aucun cadre législatif n’est pour le moment à l’ordre du jour, il y a juste du chemin à faire contrairement à l’Afrique du sud où «  même des banques acceptent les cryptomonnaies » à s’en fier aux propos de Kofi.

 

Premier réseau Blockchain du Togo

 

Le premier réseau Blockchain du Togo a été lancé comme prévu Wesley Koudossou, celui-là même qui le pilote actuellement. Ce réseau se veut une force de proposition en matière de cryptomonnaies et d’implémentation de solution Blockchain au Togo. Cela revient à dire qu’en cas de création de cadre législatif (à l’avenir,ndlr) , il travaillera avec qui de droit pour augmenter la productivité des entreprises locales.

L’initiative de Tech en Afrique de constituer le premier réseau de Blockchain au Togo n’a rien de hasardeux. Dans un pays où le sujet ne fait pas encore débat, il est plus que jamais utile de prendre le risque de l’aborder. Le souhait est de ne pas faire du Togo, le dernier en matière d’appropriation de ces technologies sur le continent.

Le Togo Blockchain Network veut donc  travailler à la vulgarisation de la Blockchain et des cryptomonnaies en général au Togo, constituer un lieu de réflexion, de partage d’expérience et de fédération des énergies du domaine, se mettre en réseau avec d’autres startups et associations intervenant dans la Blockchain tant en Afrique que dans le monde, identifier et accompagner les potentielles entreprises, institutions, qui voudraient expérimenter ou en savoir plus sur ces technologies, et le reste.

La balle est en l’air. Quid aux Togolais de savoir quoi en faire.

Togo : Une conférence sur la blockchain et les cryptomonnaies

Nouvelles technologies, nouveaux modes de vie. L’équipe du site www.techenafrique.com organise en collaboration avec ses partenaires, une conférence sur la technologie de la Blockchain et les cryptomonnaies. Pour une de ces rares fois au Togo, la jeune entreprise Akanda Media Group, éditrice de Tech en Afrique invite les Togolais à la découverte des technologies qui bouleversent le monde.

Le samedi 13 octobre à l’institut supérieur Global Success de Lomé, les curieux auront à en apprendre un peu plus sur les monnaies électroniques et leur circuit. L’événement a pour thème général : « Utilités de la blockchain et des cryptomonnaies en l’Afrique ». Il s’agit pour le comité d’organisation de propulser à sa manière les Togolais dans ce nouveau monde en plein bouillonnement.  Les participants pourront aussi découvrir comment la blockchain change des vies et résout des problèmes de société.

D’autres sous-thèmes feront l’objet d’échange comme : « cryptomonnaies, tout savoir sur le circuit », «  blockchain et cryptomonnaies, entre méfiance (population) et réticence (Etat), «  découverte de Leocoin », «  comment les technologies de la blockchain vont-elles renforcer l’émancipation économique et socio-politique de l’humanité », entre autres.

Des spécialistes du sujet ont été invités. Ils viennent du Togo, du Burkina et du Rwanda.  Crépin Sondou (Togo), Olou Emmanuel (Burkina) , Kofi Africanus (Rwanda) et Samuel Kpassegna (Togo) sont les conférenciers attendus pour l’heure.

« Nous allons rédiger pour une première fois dans l’histoire de notre pays, un document pour l’avenir. Il sera un peu comme le résumé de la conférence mais donnera un aperçu sur l’utilisation des cryptomonnaies au Togo voire en  Afrique. Notre souhait est de le faire parvenir à tous ceux qui auront envie d’y jeter un coup d’œil. Dans l’avenir, lorsqu’il sera question de régulation des  monnaies électroniques et la blockchain , ce document sera une référence », explique Essi Ameganvi Sylvie, la coordonatrice de l’événement. Selon ses affirmations, il sera lancé à la fin de cette conférence, le premier réseau togolais de la blockchain.

 

La participation à l’événement est soumise au paiement d’un montant forfaitaire de 5 000 F CFA.

Contacts : (WhatsApp) 00228 97 03 36 53 / 00228 93 39 97 73

Email : techenafrique@gmail.com

Tunisie :  afric’Up, Startup Africa Summit , c’est pour octobre prochain

Du 02 et 03 octobre 2018, Tunisie Place de Marché SA (TPM) et ses partenaires  organisent la 1ère édition d’afric’Up, The Startup Africa Summit au centre de congrès du Laico Hôtel à Tunis. Cette première édition est ouverte aux startups africaines et soutenue par le ministère des Technologies de la communication et de l’économie numérique.

afric’Up se veut un cadre de rencontre de  la nouvelle génération d’entrepreneurs, Startups, CEO, décideurs publics et investisseurs du continent africain. Les organisateurs souhaitent connecter plus  de 300 participants pour  échanger, partager leurs visions et expériences et nouer des partenariats.  Un événement pour offrir des possibilités de se projeter à l’international et explorer les opportunités d’affaires sur les marchés africains et internationaux.

Des conférences sur l’entrepreneuriat et les nouvelles tendances technologiques seront animées par des leaders, experts, CEO, décideurs publics, investisseurs et startupers africains et internationaux. afric’Up débale des opportunités multiples aux acteurs de l’écosystème entrepreneurial et des Startups africaines, pour élargir les réseaux professionnels, identifier de nouveaux partenaires et engager de nouvelles relations d’affaires.

Les thématiques prévues pour être abordées sont :  Transformation digitale, Fintech, Blockchain, Insurtech, Edtech, Agri-tech & Foodtech, Govtech et Civic Tech, Industrie, Smart City & Bâtiment, IoT et Big Data, AI, E-Health, Mobilité et transport, Voyage et tourisme, Infrastructure et énergie renouvelable…

Les deux jours que durera cette rencontre seront  riches en programme d’ateliers restreints, d’informations et de formations, proposé par des experts, des responsables publics, des incubateurs, investisseurs ou des startups. Cela inclut des rencontres B2B sont pré-organisées via une plateforme de Matchmaking en ligne.

Dans le même temps, des startups africaines pourront aussi pitcher devant des dizaines d’investisseurs internationaux, de médias influents, de grands patrons de l’Afrique. 3 gagnants seront sélectionnés et distingués au cours de la Connexion party de la soirée du 3 octobre. A noter qu’un espace d’exposition sera aussi disponible histoire de  vanter les mérites des produits et services des jeunes pousses africaines.