Afrique : le Kenya est classé  premier en technologie IA

La plus récente étude du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et d’Oxford Insights révèle que le Kenya est le premier pays d’Afrique à se préparer à l’adoption des technologies de l’Intelligence Artificielle (IA). Au niveau mondial, le Kenya se classe au 52e rang, laissant derrière un grand nombre de pays africains.

Le Kenya figure à la 52ème position mondiale, suivi de la Tunisie, de Maurice, de l’Afrique du Sud et du Ghana qui occupent respectivement les 54ème, 60ème, 68ème et 75ème places. Les autres pays africains qui figurent dans le Top 100 sont le Maroc, l’Ouganda, le Sénégal, la Tanzanie et le Rwanda, classés respectivement 80ème, 91ème, 93ème, 94ème et 99ème.

Les indicateurs pris en compte dans l’élaboration de ce classement incluent les lois sur la protection des données personnelles, l’existence d’une stratégie nationale sur l’IA, l’accès aux données publiques, la réalité de l’e-gouvernement, les compétences technologiques, la capacité d’innovation du secteur privé, le nombre de start-up orientées vers l’IA, et l’importance des TIC dans la vision future du gouvernement.

« Il existe déjà de nombreux exemples qui montrent que l’IA est appliquée à des problèmes locaux. Des sujets liés à la surveillance de la santé sexuelle et reproductive au Kenya à l’agriculture intelligente au Nigeria, en passant par le suivi de la pêche illégale en Afrique de l’Ouest par des drones équipés de l’IA, le potentiel de l’IA pour aider les solutions technologiques localisées est en émergence », a déclaré Isaac Rutenberg, le directeur du Centre for Intellectual Property and Information Technology Law (CIPIT) de la Strathmore Law School.

Selon le CRDI et Oxford Insights, l’IA a le pouvoir de transformer la manière dont les gouvernements du monde entier fournissent les services publics. Mais ils craignent des conséquences désastreuses du fait de l’adoption anormal de cette technologie à travers le monde.

« Les technologies de l’Intelligence Artificielle (IA) devraient ajouter 15 000 milliards de dollars à l’économie mondiale, d’ici 2030. Les gouvernements des pays du Nord sont mieux placés que ceux du Sud pour tirer parti de ces gains. Il existe donc un risque que les pays du Sud soient laissés pour compte par la prétendue quatrième révolution industrielle. Non seulement ils ne récolteront pas les avantages potentiels de l’IA, mais il y a aussi le risque que leur mise en œuvre inégale aggrave les inégalités mondiales », redoutent le CRDI et Oxford Insights.

Le seul robot humanoïde Pepper de l’Afrique se trouve en Côte d’Ivoire

Le seul robot humanoïde, Pepper présent sur le continent africain se trouve en Côte d’Ivoire. Développé par la société SoftBank Robotics, il est susceptible de reconnaître certaines émotions. Ces robots servent  dans les boutiques où ils sont chargés d’accueillir les clients, leur donner des informations et les distraire  le temps qu’ils soient servis.

En Afrique, le seul robot disponible a été retrouvé dans un bureau de la Côte d’Ivoire. Il possède une variété de tons et de registres de langues qu’il sélectionne et analyse en fonction du contexte et de son interlocuteur. La reconnaissance des émotions de l’interlocuteur est basée sur la détection des expressions faciales, du ton et du champ lexical employé.

« C’est le seul robot Pepper présent sur le continent africain. Il ressent vos émotions. Surtout quand tu le caresses sur la tête, sa réaction est : ‘Tu me chatouilles! ‘. Il mémorise et stocke les visages. Un de ses usages que je trouve très intéressant : si vous avez une réunion où vous ne pouvez pas être présent, Pepper peut se substituer à vous en reproduisant tous vos gestes et votre voix en temps réel alors que vous êtes chez vous à la maison », explique sur son compte LinkedInd , Edith Brou Blandon, digital manager et bloggeuse.

Pepper a déjà été adopté par de nombreuses enseignes au Japon, en Europe, aux Etats-Unis pour accueillir les clients de façon originale. Dans les entreprises, il est à même d’informer les visiteurs, de les orienter, de recueillir leur niveau de satisfaction ou encore de les divertir le temps qu’un vendeur se libère.

Par ailleurs, Pepper est disponible en tant que robot éducatif et de recherche pour les écoles, les collèges et les universités afin d’enseigner la programmation et de mener des recherches sur les interactions homme-robot.

Dans le but d’améliorer l’interaction et la reconnaissance des émotions, les robots Pepper partagent les données recueillies dans un système d’intelligence artificielle en cloud.

Pour rappel, les robots humanoïdes Pepper accueillent aujourd’hui, les visiteurs dans plus de 2 000 entreprises à travers le monde.

Wari rend possible les transactions financières via WhatsApp

Wari vient de s’associer à l’application WhatsApp pour permettre à ses utilisateurs d’avoir accès à ses services financiers partout dans le monde sur WhatsApp. L’entreprise a rendu public l’information mercredi à travers un communiqué.

Ce communiqué a été relayé par l’agence de presse Ecofin. A s’en fier, les services réservés aux clients comprennent l’ouverture de compte Wari, le rechargement, le paiement de crédit téléphonique, l’envoi et réception d’argent  et le paiement des factures et abonnements TV.

Le service MyWari sur WhatsApp est actuellement disponible en français, anglais, espagnol, italien et portugais. Il le sera bientôt en russe et arabe. Cela permettra à Wari de répondre aux besoins d’une clientèle plus large dans le but accroître sa présence sur différents continents et dans différentes langues.

De plus, la disponibilité des services financiers de Wari sur WhatsApp permettra à des millions de consommateurs de facilement initier des transactions financières, quel que soit l’endroit où ils se trouvent dans le monde.

« Nous travaillons depuis plusieurs mois à la globalisation de notre plateforme par le biais d’acquisitions stratégiques et de partenariats sur tous les continents. Nous poursuivons notre développement des services et des canaux de distribution, toujours dans le but de créer un standard pour interconnecter les personnes dans tous les pays et de faire de l’inclusion financière une réalité, construisant ainsi le monde de demain », déclare Kabirou Mbodje, Président et CEO de Wari.

Cette offre sur WhatsApp est, pour l’entreprise dans sa vision d’offrir à ses clients des services innovants au travers d’interfaces intuitives et de se positionner comme une plateforme pionnière dans le monde digital tout en poursuivant son développement global.

« Ce nouveau partenariat avec WhatsApp confirme notre objectif stratégique d’assurer l’accessibilité de nos services clés au grand public grâce à l’évolution numérique », conclut Kabirou Mbodje.

Des intégrations similaires ont été constatées ces derniers mois mais c’étaient au niveau des banques.

Kenya-Nigeria:100 millions dollars pour un centre technologique

Microsoft Corp va investir près de 100 millions de dollars pour l’ouverture d’un centre de développement technologique en Afrique. Les sites seront essentiellement installés  au Kenya et au Nigéria au cours des cinq prochaines années.

Le géant de la technologie, conscient des pleins potentiels que regorge le continent africain, décide un tel investissement (100 millions de dollars). En tout cas c’est ce qui semble ressortir de cette déclaration du directeur de l’exploitation et du marketing de Microsoft pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Jaime Galviz.

“L’avenir du monde en termes de main-d’œuvre est ici, en Afrique, et nous avons commencé à travailler sur les infrastructures nécessaires pour profiter de cette opportunité et donner la possibilité à tous les pays africains de faire le pont dans les détails,” a-t-il déclaré.

Microsoft engagera plus de 100 ingénieurs locaux pour travailler dans les nouvelles installations africaines dans les deux pays, afin de personnaliser ses applications pour le marché africain et d’en développer de nouvelles pour le continent et au-delà, indique le communiqué.

A en croire Microsoft, ces ingénieurs du nouveau centre de développement pour l’Afrique vont créer des applications utilisant l’intelligence artificielle, la réalité mixte et l’apprentissage automatique.

Au delà des 100 millions de dollars d’investissement entre l’infrastructure et les personnes, la société vise l’effet de ricochet que qu’elle va créer dans l’éco-système, avec l’université, avec les gouvernements et avec les startups.

Pour information, la société dispose déjà de six autres centres de développement situés ailleurs dans le monde. Le nouveau centre de développement pour l’Afrique soutiendra également les entreprises bien établies de Microsoft telles que Office, Azure et Windows.

 

Prudence A.

Afrique : Une semaine de l’entrepreneuriat étudiant s’annonce

Stars from All Nations (SFAN) a annoncé le lancement de la Semaine de l’entrepreneuriat étudiant, destinée aux jeunes entrepreneurs en Afrique.  L’initiative vise à réduire le taux de chômage sur le continent, où près de 50% des diplômés n’ont pas accès à un emploi durable.

Cette semaine panafricaine de l’entrepreneuriat étudiant entend mettre à la disposition des étudiants les connaissances et outils nécessaires à la création d’entreprises durables. Elle permettra de découvrir les talents, de créer un réseau en vue de bénéficier des fonds de démarrage. De même, des entreprises à fort potentiel dirigées par des étudiants auront à se partager jusqu’à 10 000 dollars sous forme d’investissement.

L’événement aura lieu du 22 au 24 juillet prochain au British Council d’Accra. Près de 400 participants et des conférenciers de renom de la Silicon Valley, du Royaume-Uni, du Nigéria et du Ghana sont attendus.

Le thème choisi est : « Libérer le potentiel entrepreneurial des jeunes africains pour la création d’emplois ».  Tom-Chris Emewulu, fondateur et président de SFAN, a déclaré: «Nous sommes ravis de créer un événement d’apprentissage par l’expérience qui aidera les créateurs et les innovateurs à potentiel élevé du continent à créer leurs entreprises. Nous sommes également ravis de lancer le prix étudiant entrepreneur de l’année, qui récompensera le travail de jeunes innovateurs sélectionnés sur le continent ».

Le programme fournit les meilleurs mentors, investisseurs, professionnels de l’entreprise, leaders communautaires et entrepreneurs en démarrage qui aideront les étudiants à construire leur modèle d’entreprise.

A noter que  l’entrepreneuriat des jeunes est selon plusieurs experts, l’un des moyens de sortir de la crise économique sur le continent.

Le dépôt des candidatures a commencé et sera clôturé le 30 juin 2019. Rendez-vous sur  studententrepreneurshipweek.com pour vous inscrire au programme.

 

 

Tony Elumelu attend plus de 5000 entrepreneurs à Abuja

Tony Elumelu attend les entrepreneurs à Abuja au Nigeria. Pour la 5ème édition de son forum sur l’entrepreneuriat, la Fondation Tony Elumelu accueillera les 26 et 27 juillet plus de 5000 entrepreneurs africains. Les présidents du Rwanda, Paul Kagamé et du Sénégal, Macky Sall seront les principaux orateurs.

Cet événement offre l’occasion aux jeunes femmes et hommes, issus des 54 pays africains, de se rencontrer, d’apprendre et de créer des réseaux au sein du vaste écosystème entrepreneurial africain et mondial.

Des dirigeants politiques et les décideurs échangent par ce biais avec la nouvelle génération de dirigeants d’entreprises africains qui sont en train de transformer la trajectoire économique du continent.

Paul Kagamé, Président du Rwanda, et Macky Sall, Président du Sénégal, seront les principaux orateurs du Forum, qui se joindront à M. Tony O. Elumelu, Promoteur de TEF et Président de Heirs Holdings et de United Bank for Africa (UBA) pour une discussion ouverte.

Le forum comportera également une séance de plaidoyer, au cours duquel des entrepreneurs sélectionnés feront des présentations sur leurs produits et services devant un jury.

« Le Forum de la TEF sur l’Entrepreneuriat ne fera pas que réunir les acteurs les plus importants de l’écosystème de l’entrepreneuriat africain, il offrira à chacun la possibilité de s’engager à promouvoir l’entrepreneuriat et à contribuer au renforcement de l’impact de nos entrepreneurs si nous voulons accélérer le développement du continent », a déclaré Ifeyinwa Ugochukwu, Directrice Générale de la TEF. Pour elle, investir dans les entrepreneurs africains maintenant constitue un moyen sûr de récolter l’Afrique de nos rêves demain.

En 2015, la Fondation a consacré 100 millions de dollars à l’autonomisation de 10 000 entrepreneurs de tout le continent sur 10 ans. Cinq ans après, la Fondation a financé, encadré et formé sur la gestion d’entreprise plus de 7 500 startups et petites entreprises des 54 pays d’Afrique.

Afrique :Fadima Diawara va bientôt lancer son smartphone Kunfabo

L’entrepreneure Fadima Diawara va bientôt lancer son smartphone Kunfabo pour l’Afrique. Elle compte en faire un téléphone moins cher et de surcroît accessible à toutes les bourses. Fadima et son équipe travaillent sur le projet depuis 2 ans. Pour l’équipe, le smartphone doit réfléter au plus  près la réalité des Africains. Pour ce faire, il faut y intégrer  des applications développées par les Africains pour les Africains. C’est une manière de promouvoir une solidarité à l’échelle continentale.

Selon nos informations, deux applications 100 % africaines seront préinstallées sur ce smartphone. Il s’agit par exemple de l’application de messagerie instantanée Dikalo lancée par le Camerounais Ekambi Alain. Il faut noter aussi l’installation d’une application de géolocalisation des centres de santé,  hôpitaux et pharmacies de proximité développée par Eguitec, une start-up guinéenne.

A part ouvrir une usine de montage de ces appareils en Afrique, un autre volet social permettra de construire des écoles dans les milieux reculés. A quelques mois de son lancement, elle se confie à la Rédaction de Tech en Afrique dans une interview exclusive.

 

Donnez-nous quelques raisons qui peuvent pousser une personne à acheter Kunfabo ?

Kunfabo s’imposera par sa qualité et son prix accessible ; par ces applications purement africaines de géolocalisation des centres de santé, hôpitaux, pharmacies, recettes africaines, musique,
la mode sur le continent…intégrées au smartphone .

Pour être une marque, le concept même de Kunfabo , c’est réellement d’accompagner le client africain dans sa vie quotidienne.

Prototype de Kunfabo

Faites-nous un aperçu de votre expérience depuis le début de l’aventure

Depuis le début du projet, j’ai appris énormément car je me suis entouré des personnes expertes dans leurs domaines. J’ai surtout compris que rien n’est impossible. L’impossible, c’est dans notre tête et la clé c’est la persévérance.

Quel message pour l’Afrique ?

Je lance un appel à tous mes frères et Sœurs Africains à soutenir cette nouvelle marque, se l’approprier et faire en sorte qu’elle grandisse et surtout consommons africain pour le développement de notre continent.

J’en appelle aussi aux investisseurs Africains , aux sponsors… nous avons besoin de leurs collaborations pour l’aboutissement du projet .

Paiement numérisé : Jumia Travel s’associe à Edenred pour optimiser les transactions de son réseau hôtelier

Rendre plus facile et sécuriser le paiement de ses hôteliers partenaires : deux objectifs qui ont poussé le portail de réservation d’hôtels en ligne « Jumia Travel » à nouer un partenariat avec « Edenred ». Le groupe a expliqué par voie de presse que cette collaboration avec le leader des solutions transactionnelles participe à la numérisation du secteur hôtelier africain.

Désormais, pour chaque réservation effectuée, Jumia Travel réglera l’hôtelier correspondant via un numéro de carte bancaire à usage unique. Du côté de l’hôtelier, la confirmation et la transaction s’effectueront aussitôt. 25.000 clients et partenaires seront concernés par cette nouvelle mesure porteuse de plusieurs avantages pour les deux sociétés.

Pour Jumial Travel, il s’agira d’améliorer un marché en pleine croissance sur le continent. « Les alternatives proposées précédemment comme le virement bancaire ne permettaient pas une gestion optimale des règlements. Par ailleurs, tous les règlements par carte virtuelle sont systématiquement identifiés, suivis et totalement sécurisés »explique un communiqué du portail de réservation d’hôtels en ligne.

Chez Edenred, on se réjouit d’une coopération qui répond à la logique de l’entreprise. Précisons que ce partenariat entre les deux sociétés s’inscrit dans le cadre du plan stratégique « Fast Forward ». Un programme dont l’un des volets repose sur le développement des services de paiement aux entreprises innovantes. Ceci en complément des avantages aux salariés ainsi que des solutions de mobilité́ professionnelle, de motivation et récompenses.

Cette collaboration témoigne donc pour Edenred d’un succès dans le secteur du voyage après celui du transport aérien. Par Jumia Travel, la société entend ainsi renforcer son positionnement en Afrique. Pour certains analystes, avec l’essor considérable que connait le secteur du voyage sur le continent africain, le chiffre d’affaires dans les principaux marchés de l’hôtellerie devrait croître annuellement de plus de 7% d’ici à 2022.

Pour rappel, Jumia Travel a été créé en 2013 par la plateforme d’E-commerce Africa Internet Group et compte parmi ses actionnaires les sociétés MTN, Rocket Internet, Millicom, Orange, Axa ainsi que différents partenaires financiers.

Ahlin ACCROBESSI(avec Afrique La Tribune)

Réseaux sociaux: nouveaux piliers de l’inclusion financière en Afrique

A priori, ils servaient à renforcer le pouvoir de communication, à accéder à l’information ou encore à mobiliser Les réseaux sociaux participent lentement mais sûrement  à l’inclusion financière sur le continent. Ceci, en raison de l’intérêt des jeunes pour ces plateformes sociales. Les institutions bancaires comptent aussi en profiter pour se rattraper vis-vis des opérateurs télécoms et leur Mobile Money. Analyse.

Lors du MEST Africa Summit, organisé en juin dernier en Afrique du Sud, le directeur de la plateforme des partenariats de Facebook pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) Julien Decot, annonçait l’expérimentation par WhatsApp d’un service de paiement. C’est en février 2018 que la phase de test a débuté en Inde, où la messagerie instantanée revendique près de 200 millions d’utilisateurs. Pour Julien Decot, l’Afrique est aussi dans le collimateur. « Avec WhatsApp, plus d’un milliard de personnes pourraient déplacer énormément d’argent dans le monde entier et ce mode de transaction financière pourrait facilement devenir dominant en Afrique subsaharienne où WhatsApp est encore largement le réseau social par défaut ».

En effet, la banque par WhatsApp est à ses débuts en Afrique. Pourtant, elle affiche un intéressant potentiel de croissance. Illustration au Nigeria où le groupe Clickatell a permis à la FirstBank de démarrer le Chat Banking sur WhatsApp en novembre dernier. L’innovation a séduit des millions de nouveaux clients de la banque qui n’ont pas hésité à expérimenter cette application pour accéder de manière sécurisée aux services bancaires quotidiens. Avec cette fonctionnalité, les clients peuvent ajouter le numéro de téléphone WhatsApp publié de la banque ou un lien direct pour accéder au profil  »Vérifié » afin de commencer une session sécurisée de Chat Banking.

Les abonnés peuvent y vérifier leur solde, effectuer des virements et des paiements ainsi que bénéficier de divers autres produits et services digitaux instantanément. Avant FirstBank, c’est Union Bank of Africa (UBA) qui s’était offert les services de Clickatell Transact pour offrir la banque par WhatsApp. Ce mois de mars a vu l’innovation se transporter au Zimbabwe où Steward Bank l’a adopté avec le soutien technique de Facebook, maison-mère de WhatsApp.

Depuis 2013, de nombreuses études menées au Kenya, ou encore en Tanzanie démontrent clairement que les réseaux sociaux joueront un rôle prépondérant dans l’accroissement des revenus du secteur bancaire.

Ahlin ACCROBESSI

TechConNext 2019: le prix « innovateur de l’année» revient à Akon

L’artiste américain d’origine sénégalaise a reçu le Grand prix « innovateur de l’année ». Une distinction décernée par la société de multimédia Black entreprise lors de son événement TechConNext , qui récompense les meilleurs entrepreneurs noirs.

La star doit ce prix à son projet de crypto-monnaie dénommée « Akoin », lancé sur le continent. Dans le souci de contribuer au développement en Afrique, Akon veut créer cette monnaie virtuelle pour promouvoir l’accès aux systèmes financiers en commençant par son pays d’origine, le Sénégal. Aucune idée pour l’instant sur le modèle de pièce développé, ni sur l’architecture mise en place pour fonctionner, mais le but visé est de créer un véritable écosystème de paiement.

« La blockchain et les crypto monnaies peuvent être des sauveurs pour l’Afrique. Cela rend le système monétaire plus sécurisé, tout en permettant aux gens de l’utiliser pour avancer et non pour permettre à un gouvernement de développer une économie qui les laisse au bord du chemin » explique le chanteur qui estime que le chemin vers l’intégration bancaire demeure long avec des régions entières n’ayant pas accès à ces systèmes.

Au-delà des crypto devises, Akon souhaite aussi construire une ville futuriste au Sénégal afin de soutenir le développement de la blockchain. Le projet a reçu l’appui du gouvernement qui lui a cédé une zone de 800 hectares. Dans ce périmètre, l’Akoin sera la seule monnaie autorisée. L’objectif à long terme sera de mettre en place une ville intelligente qui rassemblera les dernières technologies de la blockchain en un seul lieu. Akon compte donc représenter un « vrai Wakanda », référence au pays fictif ultramoderne et prospère dans lequel vivent les héros du film « Black Panther ».

Précisons que cette attention pour le continent remonte en 2014 quand l’artiste lançait « Akon Lightning Africa », un ambitieux projet pour fournir l’électricité solaire aux zones les plus reculées.

Ahlin ACCROBESSI