Réseaux sociaux: l’Algérie se dote d’un guide de bonnes pratiques

L’Algérie dispose désormais d’un guide de bonnes pratiques pour l’utilisation des réseaux sociaux. L’initiative émane du Ministère de l’Education Nationale qui entend ainsi mettre en garde jeunes et mineurs contre la mauvaise utilisation de ces moyens de communication.

« Au fur et à mesure que la popularité de ces médias sociaux grandit, les dangers relatifs à leur utilisation augmentent aussi. Pirates, spammeurs, auteurs de virus et voleurs d’identité suivent également la tendance », a expliqué le ministre Nouria Benghabrit dans un communiqué, appelant les internautes à la vigilance.

Axé sur quatre volets, le guide aborde les questions relatives à la protection du compte et de la vie privée contre les programmes malveillants et le harcèlement. Le ministère conseille ainsi de choisir un mot de passe fort regroupant lettres, chiffres et signes spéciaux et varié selon les comptes sociaux. Il recommande aussi la protection des smartphones afin d’empêcher son utilisation par des tiers.

Le guide met un accent particulier sur la nécessité de contrôler fréquemment les paramètres de confidentialité du profil, de ne pas publier d’informations personnelles ou professionnelles, d’éviter de partager des photos ou des informations sur les membres de sa famille, ses amis ou d’autres personnes sans leur accord et surtout de vérifier les autorisations requises par les applications avant de les joindre au réseau social.

Les victimes de menace ou d’escroquerie sont invitées à informer aussitôt les services de police ou de gendarmerie. Précisons que ce guide est né de la récente percée de l’application chinoise « Tik Tok ». Lancé en septembre 2016, le réseau qui compte plus de 500 millions d’abonnés à travers le monde, permet à ses utilisateurs de se filmer, d’interpréter une chanson ou une réplique célèbre, de monter ses vidéos et de les partager ensuite à son cercle d’amis ou à un plus large public. Un challenge qui risque, selon les autorités, d’attirer les spammeurs.

 

AHLIN ACCROBESSI 

Le Rwanda ouvre sa toute première école de programmation de logiciels

Le ministre des Enseignements primaire et secondaire Isaac Munyakazi a annoncé l’ouverture de la toute première institution de programmation de logiciels du Rwanda. Il a aussi indiqué que les futurs étudiants sont ceux qui ont obtenu de bonnes notes dans les matières STEM (les mathématiques, la technologie, l’informatique et les sciences de l’information) lors des examens nationaux de l’année dernière.

L’établissement situé au cœur de l’Ecole d’enseignement et de formation techniques et professionnels de Nyabihu, viendra raffermir les efforts du pays dans son dessein de devenir un axe technologique régional.

Selon Eugene Mutimura, le ministre de l‘Education, « cette école servira à mettre en place une économie basée sur la connaissance et à inciter les jeunes à acquérir les compétences nécessaires pour concurrencer au sommet d’un monde en progrès permanent». A l’issue des trois ans de formation, les apprenants seront mis à la disposition des industries et entreprises technologiques locales et internationales.

« Durant leur cursus, les étudiants seront envoyés à l’étranger pour suivre une formation de six mois et partager leurs connaissances avec leurs pairs », a aussi souligné Eugène Mutimura.

Le ministre de l‘Education Isaac Munyakazi estime que cette école de codage favorisera l’excellence dans le domaine des TIC et diminuera les dépenses publiques relatives à la dépendance des entreprises étrangères pour avoir accès aux solutions technologiques.« Tout est prêt et les cours vont débuter cette année. Nous avons déjà choisi 60 étudiants pour un début et leur nombre s’agrandira au fur et à mesure que nous avancerons », a-t-il déclaré.

Susceptible d’accueillir plus de 300 étudiants chaque année, l’établissement des vocations de Nyabihu permettra aussi aux étudiants d’acquérir des compétences pointues en agriculture et en production laitière et les formera spécialement au tannage du cuir et à la fabrication de chaussures.

 

Ahlin ACCROBESSI avec Ecofin

Rwanda: Alibaba promeut l’économie numérique

Douze émissaires du gouvernement rwandais ont participé à un atelier de quatre jours au siège d’Alibaba à Hangzhou, en Chine, pour mieux s’instruire sur la technologie financière et le commerce électronique. Les envoyés représentant des entreprises diverses ont rencontré des membres de l’exécutif pour découvrir l’impact d’une nouvelle économie digitale et apprendre comment inciter la croissance économique en stimulant les domaines de la finance numérique.

L’atelier s’inscrit aussi dans la logique du lancement de la plateforme africaine eWTP au Rwanda. Une cérémonie à laquelle ont assisté le président Kagame et le président exécutif de l’Alibaba Group, Jack Ma. En vertu de cet accord, le gouvernement du Rwanda et Alibaba se sont engagés à coopérer pour raffermir la croissance économique du pays en soutenant l’innovation politique.

En août 2018, cinquante responsables éducatifs des meilleures universités du pays ont participé au premier programme Global E-commerce Talent (GET) organisé en collaboration avec le Conseil de l’enseignement supérieur du ministère de l’Éducation et le Conseil de développement du Rwanda. Il s’agit d’un cours de cinq jours dont le but est de renforcer les capacités des professeurs d’université et d’approfondir leur conception de l’industrie du commerce électronique pour qu’ils puissent former de futurs entrepreneurs.

En partenariat avec la CNUCED, l’Alibaba Business School forme 1000 entrepreneurs de marchés émergents pendant cinq ans. Deux cents de ces entrepreneurs sont originaires d’Afrique. Cinq entrepreneurs rwandais sont d’ores et déjà diplômés du programme eFounders Fellowship.

Dans le cadre de la collaboration eWTP, l’Alibaba Business School accueillera le premier programme de formation « Alibaba Netpreneur » du 2 au 13 mars prochain pour environ 40 entrepreneurs intervenant dans la mutation digitale et qui exercent actuellement leurs activités sur le marché du Rwanda, ou qui sont sur le point de se lancer sur le marché. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 20 janvier 2019 pour toutes les personnes désireuses d’y participer.

Ahlin ACCROBESSI  avec ecofin

Côte d’Ivoire : ouverture de l’institut d’initiation au codage numérique Orange Digital Academy

Orange Côte d’Ivoire a lancé en début de mois , Orange Digital Academy, une école de spécialisation au codage et de formation pratique aux métiers du numérique. D’une durée de cinq mois, la formation offre un parcours d’excellence à toute personne voulant se former dans le développement numérique. Les séances se tiendront dans un environnement adapté, avec un groupe de professionnels chevronnés dans les secteurs du développement d’application web et mobile, de la programmation, du design d’interface.

Les apprenants bénéficieront de formations pratiques basées sur les technologies de dernière génération comme l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, la réalité augmentée ou encore la blockchain. Cette initiative, première du genre, traduit l’ambition d’Orange Côte d’Ivoire de mettre l’innovation au service du progrès. Le projet s’inscrit aussi dans sa politique de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) afin d’ouvrir les portes du numérique au plus grand nombre.

L’appel à candidatures pour faire partie de la 1ère promotion d’Orange Digital Academy est ouvert du 4 au 21 janvier 2019. Pour le Directeur Général d’Orange CI Mamadou Bamba, «Orange Digital Academy traduit notre engagement aux côtés des jeunes femmes et hommes qui déploient leurs aptitudes dans le domaine du digital et de l’innovation afin de changer le monde de demain. Orange CI sera un associé de confiance tout au long de leur cursus.»

Précisons qu’Orange CI, leader de la téléphonie en Côte d’Ivoire avec plus de 11 000 000 d’abonnés, est une entreprise qui travaille au quotidien pour proposer à ses clients la meilleure expérience possible. Elle offre ainsi des services Fixe, Mobile et Internet sur les marchés Grand Public, Opérateurs et Entreprises. Depuis 2016, Orange Côte d’Ivoire s’est étendu dans la sous-région par le rachat des opérateurs Cellcom Libéria et Airtel Burkina Faso devenus respectivement Orange Libéria et Orange Burkina Faso. La société a aussi réalisé une participation de 6,48% au capital d’Afrimarket.

 

AHLIN ACCROBESSI avec Ecofin

Mali: la plateforme «GU-Poste» favorise l’accès aux transactions d’argent

Au Mali  ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Arouna Modibo Touré procédait en fin d’année dernière au lancement de la plateforme «GU-Poste» en présence du PDG de la Poste, Ibrahima Haidara et des opérateurs économiques. A travers cette plateforme de transaction d’argent , le but visé est de répondre aux nécessités des citoyens afin de diminuer la pauvreté dans les zones urbaines et rurales.

« Grâce aux efforts conjugués du gouvernement, des populations et des partenaires, la plateforme contribuera au recul de la pauvreté, à favoriser l’égalité des chances tant les milieux urbains et ruraux en matière d’accès aux transactions d’argent » a déclaré Ibrahima Haidara.

Pour le PDG de la Poste, il s’agit aussi d’assurer aux ménages et aux communautés déshéritées, un meilleur accès aux prestations socioéconomiques de base d’une part, et de procurer des occasions de génération de revenus aux jeunes nécessiteux et vulnérables d’autre part».

Quant au ministre Arouna Modibo Touré, il a garanti que son département ne ménagera aucun effort pour satisfaire les exigences des citoyens. La plateforme « GU-Poste » qui s’inscrit aussi dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de l’inclusion financière au Mali mettra en valeur l’écosystème de l’économie nationale.

Pour rester compétitif et renforcer sa présence à travers le monde, la poste doit s’accommoder à la transformation rapide du contexte international et augmenter sa visibilité à l’échelle nationale et mondiale, en misant entre autres sur des appareils numériques. En outre, la plateforme financière GU-Poste comprend une cellule permettant d’exciter les différentes activités économiques et de mettre en lumière leurs expertises et projets en cours, a affirmé le ministre avant d’estimer que « la plateforme est un instrument très intéressant pour faire rayonner les talents d’ici, surtout celui des acteurs émergents de notre économie. C’est dans un esprit de collaboration que la plateforme GU-Poste sera mise au profit de la croissance du secteur postal et de notre économie nationale. »

Crédit photo : Maliactu

 

Ahlin ACCROBESSI

 

Soirée GirlBoss, l’une des soirée poids lourd du Bootwoecamp

La soirée GirlBoss est l’une des activités importantes qui ont meublé le BootwoeCamp 2018.Elle a été faite  d’échanges et de partages entre des femmes togolaises d’ici et de la diaspora.
Dans la première partie de la soirée, il y a eu des pitchs des femmes influentes de la Silicon Valley. C’était l’opportunité de découvrir ces femmes rares qui se sont lancées dans des domaines tels que la technologie, les sciences politiques, etc. et y ont fait leurs preuves.
Dans cette logique, le public eut à découvrir la biographie et l’histoire des GirlBoss tel que Sheryl Sandberk le Number two de Facebook, Meg Whitman femme politique et d’affaire et Marrissa Mayer autrefois CEO de Yahoo. L’histoire de ces femmes influentes furent respectivement présentées par Mlle Tchalla, étudiante en ingénieurie à l’ENSI, Mlle Emefa Akpalu, jeune femme leader 2018 et Mlle Mimi, GirlBoss.
Outre la séance de pitching, deux puissants panels ont également meublé la soirée GirlBoss. Le premier panel a tourné autour du thème « Femmes, technologies, Sciences: quels sont les préjugés qui l’accompagnent? » Les panélistes Mlle Lawani et Francine ont décortiqué ce thème ensemble avec le public qui n’a pas manqué de participer aux discussions.
Le second panel avait regroupé 5 dames de fer, togolaises ayant fait leurs études ou passé un temps à l’occident pour revenir mettre leurs connaissances au profit de leur pays. Il est vrai qu’elles se sont heurtées à beaucoup de défis mais elles ont persisté et continuent de persister pour l’atteinte de leurs objectifs. Pour éviter la confrontation  entre ceux qui viennent de la diaspora pour aider à développer le pays et ceux qui y sont permanemment, il faut de « l’humilité de ceux qui viennent et la compréhension de  la part de ceux qui sont là ».
Ces échanges riches en connaissances ont clôturé en toute beauté l’agréable soirée. Rendez-vous au BootwoeCamp 2019 pour une autre soirée GirlBoss plus merveilleuse.
Africa Civic Tech Festival : Renforcer la  démocratie par la technologie

La première édition du Civic Tech Festival s’est déroulée la semaine dernière dans les locaux de Jokkolabs (une organisation indépendante à but non lucratif axée sur l’innovation pour la société) à Dakar. L’événement a regroupé différents acteurs formant la communauté Civic Tech. Ce concept également connu sous le nom de « technologie civique », se définit comme l’ensemble des procédés et outils ayant pour but  de réformer le système politique.

Cette première édition s’est déroulée conjointement dans 7 autres villes africaines (Abidjan, Bamako, Casablanca, Cotonou, Dakar, Douala, Ouagadougou) autour de conférences et de discussions. Les participants ont échangé sur leurs expériences et leurs attentes de même que sur les différentes dynamiques pouvant participer à l’amélioration de la vie quotidienne des citoyens et des communautés.

Chacune de ces réflexions communautaires a servi à sensibiliser au développement de communautés apprenantes qui ont pour but de former, de soutenir et d’encourager les entrepreneurs engagés pour une citoyenneté durable en les reliant aux autres parties prenantes, présentes ou futures, du domaine.

Durant ce rendez-vous de Dakar, Mme Cléa Kahn Sriber, Directrice adjointe pour l’Afrique à canal France internationale (CFI), a présenté un exposé basé sur une étude « Civic Tech » de quatre pays, à savoir le Sénégal, le Bénin, le Kenya et la Tunisie. Dans ce rapport, il est précisé qu’au Sénégal, il n’y a pas de cadre législatif particulier lié aux projets Civic Tech.

L’étude a toutefois montré que le pays a pu déployer des initiatives pionnières car la capitale Dakar jouit depuis le début des années 2000, d’une situation privilégiée en termes de connexion internet en Afrique de l’Ouest.

Le rapport a aussi rappelé qu’en 2012, un groupe de blogueurs sénégalais, conduit par Cheikh Fall, lançait #Sunu2012#, une plateforme de suivi de la campagne électorale et des opérations de vote. Elle a permis un monitoring citoyen du processus électoral, dont les rapports ont été repris en temps réel par des médias nationaux et internationaux.

 

Crédit photo : numerique et quartier

 

AHLIN ACCROBESSI

Amoureux du bricolage, de la bidouille, le bootwoecamp 2018 est à vous

Ce Jeudi 27 décembre 2018 a eu lieu dans les locaux du Woelab  la conférence de presse marquant le début des activités du dernier événement de l’année. L’activité en cours rassemble des bricoleurs en provenance de plusieurs pays. Les passionnés de Tech et du bricolage sont tous attendus.

Comme il a toujours été de leur coutume depuis 2012, chaque fin d’année Woelab organise une grande célébration pour sa communauté. Ses moments de célébration sont également les moments de faire le bilan de l’année écoulée et définir de nouvelles perspectives pour l’année à venir.

Le voile vient donc d’être levé sur la septième édition du Bootwoècamp qui se veut une célébration du bricolage, une opportunité de réseautage et surtout panafricain.

Le Bénin, le Mali, le Ghana et la côte d’Ivoire sont représentés par leurs Makerspace qui auront à animer des ateliers au cours de ces 3 jours.

Le moment fort de la première journée qui marque le lancement était la présentation de « Timid Wilderness », l’oeuvre de l’artiste sud-africaine Miranda Moss. Il s’agit d’une forêt émotive assez sensible dans laquelle les fleurs se ferment pour se cacher lorsqu’il y a du bruit et s’ouvrent à nouveau lorsqu’il y a du calme.

Le Bootwoècamp 2018, c’est un programme bien garni d’activités comme des ateliers de fabrication de Jerry, des conférences, des tables rondes et plein d’autres choses.

Les activités se poursuivent les 28 et 29 décembre toujours dans les locaux du Woelbab 0  à Gbonssimé. Alors chers férus des nouvelles technologies, du bricolage et de la bidouille, prenez le train en marche.

 

Veuillez découvrir le programme entier —> ICI

 

 

Tunisie : les autorités envisagent le lancement de la 5G en 2021

Les conditions pour l’installation de la 5ème génération des réseaux mobiles (5G) en Tunisie se rassemblent étape par étape. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Technologies de l’information, de la communication et de l’économie numérique, Anouar Maarouf, lors d’un Workshop organisé sur cette thématique.

Le ministre considère qu’il s’agit d’un défi déterminant pour les opérateurs téléphoniques. L’objectif, selon lui, est de débloquer les licences dès 2021. « Nous ne visons pas les licences habituelles uniquement, pour lesquelles l’opérateur doit payer pour acquérir. Il s’agit de trouver le procédé de les accorder afin de permettre aux citoyens d’accéder à la 5G plus rapidement. Il est envisageable de proposer, à titre d’exemple, des paiements échelonnés », a-t-il expliqué.

Tunisie Telecom a déjà effectué un test concluant en la matière en mai dernier. En outre, les transformations positives observées au niveau législatif, à l’instar du Start’up Act, peuvent inciter les start-up et les entreprises technologiques à s’engager dans ce défi. La Tunisie, pays favorable à l’innovation et à l’investissement aura besoin d’un réseau efficace et moderne pour se développer.

Anouar Maarouf estime aussi que la 5G sera une véritable mutation puisque le débit Internet pourra atteindre les 10 Go par seconde. « Nous pourrons également agencer la 5G avec d’autres utilisations, à l’instar de l’Internet des objets. Cette nouvelle technologie engendrera une grande révolution en Tunisie et sera un vecteur essentiel pour garantir une connexion à très haut débit. Au plan international, selon des évaluations, la 5G pourrait apporter 11.300 milliards d’euros, à l’économie mondiale en 2035 »a-t-il précisé.

Rappelons que d’autres pays s’apprêtent aussi pour recevoir la 5G. C’est le cas de la France, où l’opérateur Orange expérimentera le réseau à Marseille en 2019. Concernant les smartphones, les grands constructeurs mondiaux se sont déjà jetés dans la course. Le sud-coréen Samsung vient d’annoncer un Galaxy S10 en version 5G pour 2019.

 

Crédit photo :RFI

 

Ahlin ACCROBESSI

Ouganda : SafeBoda veut conquérir les villes africaines

En Ouganda, l’application « SafeBoda » pour les taxis motos a bouleversé les transports en commun. Maintenant, la société compte s’implanter dans une vingtaine d’autres villes africaines. Créée en 2015 par un ancien chauffeur de taxi motocycliste et deux économistes européens, la compagnie est constituée de 6 000 transporteurs auxiliaires opérant dans le réseau de la capitale Kampala.

« Nous envisageons de déployer et de desservir au moins 20 villes sur le continent et d’avoir l’assurance que les personnes peuvent se déplacer en toute sécurité », a affirmé le cofondateur Ricky Thompson Rapa dans une interview avec l’agence de presse Reuters.

En effet, à cause d’une urbanisation foudroyante, toutes les grandes villes d’Afrique de l’Est font face à une augmentation rapide des besoins en termes de transport et de mobilité. Les agglomérations sont démunies de moyens de transport contemporains, à l’instar des tramways, bus électriques, métros entre autres. Ce qui a été à l’origine de l’essor d’un réseau semblable et inorganisé. Ces taxis-motos connus dans plusieurs pays est-africains sous le nom de « boda bodas » sont de mieux en mieux structurés et sécurisés avec le « SafeBoda ».

Pour ses initiateurs, l’application a participé à la standardisation des prix des déplacements et contribuera à diminuer les coûts mais aussi à améliorer la sécurité des passagers. Selon la compagnie, les collaborateurs gagnent en moyenne 30% de plus que leurs collègues de l’informel. Ils sont aussi formés pour un meilleur usage des applications mobiles pour mieux répondre aux besoins des clients. SafeBoda se définit aussi comme une association d’entrepreneurs et de conducteurs de bodas qui œuvrent ensemble pour réformer les règles professionnelles dans l’industrie des transports urbains en Afrique.

« Notre but est de rénover l’industrie pour les conducteurs et les clients en augmentant le nombre de déplacements sécuritaires effectués par jour et en rendant la mobilité dans les villes aisée et sans stress » a déclaré la société sur sa plate-forme.

 

Crédit photo : Safe Boda

 

Ahlin ACCROBESSI

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