Sénégal : Facebook lutte contre les fake news

A bas les fake news ! Au Sénégal, Facebook a lancé un programme de Vérification des Faits ou Fact Checking. Elle annonce aussi l’introduction de la vérification d’information par des organisations tierces (Third Party Fact Checking).

Facebook est contre la désinformation. Cette réalité ne se dispute plus. L’entreprise a décidé de s’attaquer au mal par la racine en permettant aux internautes de détecter les fausses informations. Pour ce projet, l’une des géants de la silicon Valley a sollicité Africa Check, la première organisation de fact-checking indépendante en Afrique, et l’Agence France Presse (AFP) un organe de presse de renom.

La méthode optée par Facebook repose essentiellement sur l’avis du public c’est-à-dire sur l’importance que le public accorde à une information donnée. Elle permettra à toute personne de faire part du crédit qu’elle donne à une information locale. Ce système de vérification des faits par la communauté prend en compte les articles, photos, vidéos qui seront signalées à plusieurs reprises comme fausses. Ces types de publication seront automatiquement relégués vers le bas des fils d’actualité. Il ne restera plus qu’à l’une des agences choisies de donner sa position sur la véracité de l’information.

«  La lutte contre la propagation de fausses informations sur notre plate-forme est d’une importance capitale et nous sommes fermement décidés à prendre les choses en main. Visant à améliorer la qualité du contenu accessible aux utilisateurs à travers notre plateforme, nous sommes convaincus que la détection et l’élimination des fausses actualités permettront de réduire jusqu’à 80 % de la portée organique d’un article, contribuant ainsi à freiner sa propagation et à déjouer les pièges financiers des auteurs de fausses informations », estime Aida Ndiaye, Chargée des Politiques Publiques pour Facebook en Afrique Francophone.

Assane Diagne, Rédacteur en chef francophone d’Africa Check ajoute que ce partenariat entre son organe et Facebook donnera de bons fruits en matière de lutte contre la propagation de fausses informations. Il vient donc donner un coup de pouce aux actions d’ Africa Check.

Togo : GoZem prend place

L’application de réservation de Moto-Taxi (Zemidjan) dans la ville de Lomé est enfin opérationnelle. Comme annoncé quelques mois plus tôt, les premiers utilisateurs ont pu tester ce nouveau service qui entend faciliter la manière même de se déplacer pour vaquer à ses occupations.

Dans un premier, tous les habitants de la capitale Lomé  peuvent télécharger gratuitement l’application GoZem pour smartphone disponible sur Android. Il ne restera plus qu’à entrer un emplacement de départ (selon le besoin du client) et sa destination puis  solliciter un moto-taxi depuis son smartphone.

« Nous sommes fiers de démarrer nos opérations au Togo et d’offrir un service aux utilisateurs qui renforcera la sécurité, la qualité et fixera un prix au kilomètre de la course pour l’utilisateur et le chauffeur », déclare Emeka Ajene,  le Directeur Général de GoZem.

GoZem est pensée pour faciliter les déplacements aussi bien pour les utilisateurs que les conducteurs. Le prix estimatif de la course est annoncé à l’avance et le paiement pourra être effectué en espèces, via Flooz, T-Money ou carte de crédit.

Pour Farouk Tchabana, le responsable des opérations,  des précautions ont été prises pour garantir la sécurité des passagers. Dans ce sens, une formation  personnalisée a été faite plus tôt à tous les conducteurs. « Nous mettons un accent important sur la sécurité des passagers et des chauffeurs grâce à des casques certifiés DOT et une formation détaillée sur les règles de conduite », a-t-il affirmé.

Il faut noter que GoZem a mis en place un système de parrainage permettant de  gagner 500 FCFA à chaque inscription de nouvel utilisateur. L’utilisateur existant ainsi que le nouvel utilisateur gagneront chacun 500 FCFA à utiliser pour commander des Zemidjans.

Après le Togo, l’entreprise compte ratisser large en mettant le cap sur d’autres pays du continent africain cette fois sur différents types de véhicules. La société ouvrira en 2019 au Bénin, au Cameroun ainsi qu’au Burkina Faso et au Mali.

 

 

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Ghana : Des awards pour le e-commerce

Le Ghana organise pour la première fois, des awards pour le «e-commerce ». Ces compétitions permettront de distinguer en fin novembre les meilleurs acteurs évoluant dans le commerce électronique et qui arrivent à faciliter la vie des consommateurs.

Le Ghana est entrain de mettre de l’ordre dans le secteur du commerce en ligne. Ce qui n’est pas forcément le cas pour d’autres pays. Cette saison, les meilleurs sites de commerce en ligne seront distingués.

Les récompenses seront aussi destinées aux personnes et entreprises qui excellent dans le domaine et qui, surtout, font preuve d’innovation dans la manière de faire du commerce électronique au Ghana.

Pour Paul Asinor, directeur de l’événement à OML Africa, ce concours permettra d’asseoir une saine concurrence dans le secteur et mettre en lumière les meilleurs acteurs. Ce qui revient à rechercher la satisfaction du client avant tout. «Nous voulons que les acheteurs en ligne ghanéens aient la qualité qu’ils recherchent. Les acheteurs en ligne devraient avoir les produits livrés rapidement. Les acheteurs en ligne ne devraient pas être victimes de cybercriminalité. Les acheteurs en ligne devraient pouvoir retourner les produits endommagés grâce à une ‘politique de retour’ fiable proposée par les détaillants en ligne », a-t-il déclaré.

200 nominations ont été reçues de plus de 100 personnes et organisations, la plateforme d’achat en ligne  mallghana.com  arrive en tête en termes de nombre de nominations pour les catégories de prix avec 11 nominations. Elle est suivie de la plateforme de commande en ligne,  pizarea.com  et  rosefabricsgh. .com , un magasin de tissus en ligne leader avec 8 nominations chacun.

Le groupe Jumia, Ahwenepa. com et le magasin de vente en ligne, Africakart. com ont tous 7 nominations chacun. Il y a d’autres nominés comme Zoobashop, Melcomonline, Aramex, DHL, Electromart, Mazzuma, AlexPay, Zeepay, Flutterwave, SynCommerce, MarketExpress, ZongoMart.

Sans être exhaustif, des prix comme «Meilleur détaillant en ligne de l’année», «Meilleurs entrepreneurs en commerce électronique masculins et féminins»; «Meilleure expérience de l’année en matière de gouvernement électronique»; «Meilleur détaillant multicanal de l’année»; «Meilleure innovation en matière de commerce électronique dans les paiements»; «Meilleure entreprise de livraison de commerce électronique de l’année» seront décernés.

Crédit photo : Mfidie

L’entrepreneuriat au cœur de l’ « Africa Talks Jobs »

Plus de 160 représentants de plusieurs secteurs provenant de toutes les régions d’Afrique, ainsi que de l’Europe se sont retrouvés à la Commission de l’Union africaine (CUA) à Addis-Abeba les 30 et 31 octobre 2018 dans le cadre de l’Africa Talks Jobs. Ils ont ensemble échangé sur la manière de promouvoir l’entrepreneuriat et les startups dirigées par des jeunes sur le continent.

Selon un communiqué de presse distribuée par APO, « Les participants ont discuté de la manière de fournir à la prochaine génération de l’Afrique les compétences utiles qui augmentent la productivité des entreprises – notamment des façons d’engager le secteur privé dans le développement des compétences ».

Cette édition a permis aux différentes parties prenantes de faire des recommandations pouvant aller dans le sens du développement de la culture entrepreneuriale dès la base. Pour un écosystème d’entrepreneurial favorable, l’Union africaine et les États membres sont conviés à améliorer puis mettre  en œuvre des approches adéquates en matière de politique, institutionnelle et réglementaire pour promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes.

Dans le même sens,  il a été suggéré que le  système éducatif puisse être un catalyseur dans la préparation des jeunes pour l’entrepreneuriat. Ainsi, de la petite enfance jusqu’à l’enseignement supérieur, des expériences d’apprentissage concret et l’acquisition de compétences pratiques doivent être mises en valeur.

Le renforcement des partenariats entre le secteur privé et les pourvoyeurs d’éducation a été aussi souligné pour dit-on avoir « les  ressources techniques et financières pour soutenir les startups dirigées par des jeunes via l’établissement de pôles d’incubation et de centres d’entrepreneuriat nationaux et régionaux ».

Le  Commissaire de l’UA en charge des ressources humaines, des sciences et de la technologie, S.E. la professeure Sarah Anyang Agbor, a souligné que : « les partenariats stratégiques et la collaboration avec le secteur privé sont la clé pour exploiter au mieux la démographie de la jeunesse, créer de l’emploi et promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes ».

Crédit photo : APO

Le Rwanda devient le hub africain du géant Alibaba

Paul Kagamé va encore susciter de l’admiration un peu partout dans le monde. Le président rwandais a réussi à faire installer le hub africain du groupe Alibaba, le géant du commerce en ligne chez lui au Rwanda.

Les rencontres entre Paul Kagamé et le fondateur d’Alibaba, Jack Ma ont fini par payer. Le tout premier hub africain de la plateforme mondiale de commerce électronique (eWTP) vient d’être installé au Rwanda. Il donnera aux entreprises locales l’opportunité de proposer leurs produits et services  à plus de 500 millions de clients répartis aux quatre coins de la planète.

Pour Jack Ma, le fait pour certain de penser que le Rwanda est en manque d’infrastructures n’est pas un obstacle. Il est bien vrai que certains analystes estiment que le pays de Kagamé n’est pas prêt pour accueillir Alibaba mais l’entrepreneur n’est pas sur cette même longueur d’onde.

Le Rwanda manque « d’Internet sophistiqué, de logistique, de marché, de paiement et que tout n’est pas prêt » selon des investisseurs proches du milliardaire. Ce dernier leur a dit que ce manque est justement le motif de sa venue. « J’ai dit, c’est pourquoi nous sommes venus ici », explique-t-il. « Lorsque d’autres personnes se plaignent, nous saisissons cette opportunité et l’Afrique d’aujourd’hui est bien meilleure que la Chine, d’il y a 90 ans », a-t-il affirmé.

Dans la foulée, Alibaba a signé trois accords avec le Rwanda. Ils visent entre autres à promouvoir la destination Kigali avec une des filiales du groupe chinois,  renforcer la coopération en faveur du développement économique du Rwanda, en permettant le commerce transfrontalier des produits rwandais aux consommateurs chinois, en facilitant le tourisme au Rwanda et en facilitant la croissance de l’économie numérique du Rwanda.

Jack Ma n’a pas manqué de lancer un défi personnel aux entreprises rwandaises. Son souhait est de les inciter à tirer pleinement parti de cette technologie de commerce en ligne. « Je souhaite mettre au défi les entreprises et les jeunes rwandais, hommes et femmes, de tirer pleinement parti de cette technologie », a-t-il lancé. Il faut noter qu’un projet de renforcement de capacités des universitaires, des décideurs et des entrepreneurs sur la manière de développer une économie numérique est aussi en ligne de mire.

Sénégal : Jésus Ekié décroche le prix Data Challenge 2018

En Ethiopie, le sénégalais Jésus Ekié, consultant senior en informatique et web, a remporté le premier prix du ‘Data Challenge’ pour 2018. Cette compétition récompense « le talent et la créativité des acteurs des TIC en Afrique ».

La cérémonie de récompense s’est déroulée le 25 octobre tel que rapportée  par l’agence de presse APS. Elle a connu la participation de Josefa Sacko, commissaire à l’Union africaine, chargée de l’économie rurale et de l’agriculture, Shenggen Fan, directeur général de l’IFPRI Monde, et Ousmane Badiane, directeur Afrique de l’IFPRI.

Ce concours récompense l’ingéniosité des Africains du continent et de la diaspora. Un jury évalue la pertinence des solutions proposées et désigne les gagnants. C’est ce même processus qui a permis de distinguer le jeune consultant sénégalais Ekié et d’autres selon les catégories en jeu.

« Cette compétition qui évalue le talent et la créativité des acteurs des TIC en Afrique a vu M. Jésus Ekié proposer, comme solution à un problème d’étude de plusieurs milliards de lignes d’informations, une intelligence artificielle qu’il a nommée ‘Jera’ et qui fonctionne sur les terminaux mobiles dits smartphones », explique un communiqué du comité d’organisation.

Plus loin, elle souligne  que la solution du Sénégalais est dotée de plusieurs autres fonctionnalités adressant plusieurs problématiques liées à la coordination, à la gestion des connaissances, à la recherche, entre autres. A cela s’ajoute la possibilité d’analyse des données à très haute fréquence.

Doctorant en informatique à l’Institut supérieur d’informatique (ISI) de Dakar, Jésus Ekié reçoit ainsi « le premier prix de l’Union africaine et de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) dans le domaine informatique, sur tout le continent africain »,  précise le communiqué.

Le système régional d’analyse stratégique et de gestion des connaissances (ReSAKSS)  été lancé en 2006 par l’IFPRI. Quant à son data challenge, il n’a été initié que cette année avec pour ambition de pousser les participants à  faire preuve de créativité dans l’utilisation de données et d’autres ressources sur le site Web de ReSAKSS. Ils sont censés développer un produit ou un projet innovant répondant au défi du développement auquel l’Afrique est confrontée. Ce défi s’adresse aux chercheurs, étudiants, concepteurs créatifs, développeurs et analystes, ainsi que tous les passionnés des données.

 

Crédit photo : Réussirbusiness

Tunisie : Près de 80 mille cyber attaques en 3 mois

Les cyber attaques continuent par gagner du terrain dans bon nombre de pays africains. En Tunisie par exemple, elles ont atteint un pic de 80 mille tentatives d’intrusion au cours des trois derniers mois.

Près de 80 mille tentatives d’intrusion en trois mois. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et les spécialistes s’en inquiètent.  C’est l’information donnée lors de la 8e  édition des journées Cyber sécurité par le directeur général de l’Agence Nationale de la Sécurité Informatique (ANSI), Mohamed Naoufel Frikha. Cette 8e édition s’est déroulée les 25 et 26 octobre derniers.

Il faut dire que les attaques proviennent en l’occurrence des webcams ou le codage des données. Pour les autorités, l’heure n’est pas au repos mais plutôt à des actions concertées et communes. De son côté, l’ANSI c’est-à-dire l’Agence nationale de la sécurité informatique a mis en place des centres sectoriels spécialisés dans la sécurité informatique. Certains de ces centres concernent le secteur bancaire et d’autres le  ministère des Affaires sociales, pour ne citer que ceux-là.

D’après le classement de l’Union internationale des télécommunications (UIT), la Tunisie est à la 40e place mondiale et le 4e rang arabe en termes de sécurité cybernétique. Le ministère des Technologies de la communication et de l’économie numérique travaille sur la mise en place d’une plateforme de détection des attaques de déni de service, avant la fin de cette année. Une attaque de déni de service vise à rendre indisponible ce dernier (service concerné) en empêchant les utilisateurs d’en avoir accès. Selon les informations, un nouveau code numérique  est en cours d’élaboration pour prendre la place de l’actuel code des communications.

Au plan mondial, des  centaines de Computer emergency response team (CERT) ou Computer security incident response team (CSIRT) sont actives.  Ce sont des structures à même de prévenir les attaques et dans le pire des cas de prendre des mesures idoines en préservant les informations des entreprises privées ou publiques.

Kenya : Un restaurant accepte les cryptomonnaies

Au Kenya, un restaurant se fait payer en cryptomonnaies.  Le restaurant kenyan Betty’s Place a commencé par accepter les monnaies électroniques depuis deux ans pour les  paiements de ses clients. Sa propriétaire est elle-même férue des nouvelles  technologies se définit comme avant-gardiste de la vulgarisation de ces technologies dans son pays.

Vous entrez dans un restaurant sans liquidités sur vous mais avec votre portefeuille électronique. Après achat, on vous suggère de payer avec des monnaies électroniques comme le Bitcoin et le Dash. Quoi de plus intéressant pour des personnes qui utilisent ces cryptomonnaies au quotidien.  Au Betty’s Place, vous pourriez vous en servir pour payer le « nyama choma », un barbecue à la viande de chèvre très prisé des Kenyans.

Ces monnaies électroniques ne sont émises par aucune banque centrale et donc difficile à contrôler. Elles sont plutôt émises et gérées par des personnes sinon des communautés répandues un peu partout dans le monde. C’est l’une de leurs particularités.

« Dans un contexte de mondialisation de l’économie, il est aussi important que mon restaurant s’inscrive dans cette tendance. J’attire plusieurs types de clients de différentes parties du monde, quelle que soit la crypto-monnaie qu’ils ont. Tant que c’est une monnaie viable, on l’accepte », indique Beatrice Wambugu, propriétaire du Betty’s Place.

En plus d’accepter les monnaies électroniques comme moyen de paiement, les maîtres des lieux donnent aussi des cours sur ces monnaies. Tous les dimanches, ils se donnent la peine de renseigner le public sur ce qu’il doit savoir avant d’adopter ces cryptomonnaies.

« J’ai réservé un jour où je pourrais enseigner à mes clients. Celui qui pose des questions sur les crypto-monnaies: ‘Comment ça marche? Qu’est-ce que Bitcoin? ‘ Je les forme « , souligne-t-elle.

Les transactions dans ce restaurant sont estimées à 300 dollars pour une vingtaine de clients qui utilisent régulièrement ces monnaies pour payer leurs achats.  Il faut dire que les cryptomonnaies gagnent du terrain en Afrique et de plus en plus de personnes sont séduites tout le temps. Des rencontres aussi ont lieu un peu partout sur le continent comme celui organisée par Tech en Afrique pour expliquer au public de quoi il est question.

Crédit photo : BBC

Togo : L’arrivée d’Internet expliquée par un de ses pionniers

Au Togo, on ne peut parler d’Internet sans évoquer par qui et comment il est arrivé au pays. L’un des premiers noms qui reviennent sur les lèvres et les esprits est Jean Marie Noagbodji, président-directeur général de Café Informatique. Au cours d’une rencontre sur l’entrepreneuriat tenue ce samedi 20 octobre à Lomé, il est revenu sur les circonstances dans lesquels Internet a été découvert par lui et des camarades aux Etats-Unis.

Le sujet se passe de tout commentaire. Jean Marie Noagbodji fait partie des pionniers d’Internet au Togo. D’autres iront loin en lui donnant simplement la paternité. Mais au pays, plus d’un méconnaisse l’histoire de la venue d’Internet.

Il y a encore quelques années, l’Internet n’était pas démocratisé. L’outil informatique encore moins. La plupart des Togolais prenaient des vols justes pour aller apprendre Lotus A-2-3 ce qui serait aujourd’hui l’équivalent de « Excel ».

Un peu dérangé par cette situation, Jean Marie met le cap sur les Etats-Unis pour trouver des formateurs à même d’outiller les Togolais sur place. « On s’est rendu compte que nos frères qui quittent Lomé vont se faire former à l’extérieur. On s’est dit qu’on va les aider à ne plus se sentir obligé de faire ces voyages vers la France », explique Jean Marie.

Une fois au pays de l’Oncle Sam, il a rencontré une dame qui était censée lui recommander une personne pouvant former. Il fut donc invité chez un ingénieur du nom de Wesley dans l’Etat d’Atlanta, qui ce jour-là était très occupé. Il bricolait sous une table et ne fut pas en mesure de recevoir le groupe. C’est ainsi qu’il leur dit : «  je suis désolé que vous soyez venu de si loin et que je ne sois pas en mesure de vous recevoir. Rentrez chez vous, nous allons échanger par Internet ». « C’est quoi Internet ? », lui demande M. Noagbodji.  « Allez faire Internet et quand vous serez riche, pensez à moi », lui lança Wesley.

C’est un peu dans ces circonstances qu’Internet a été découvert par ceux qui l’ont amené au Togo.  En novembre 1997, Café Informatique, une entreprise privée, lance officiellement le Togo sur Internet.

 

 

Ghana : Vers une hausse des  tarifs télécoms

Le Ghana tend vers une hausse des tarifs télécoms. Vodafone, AirtelTigo et MTN augmenteront leurs tarifs à partir du 1er novembre prochain. C’est une annonce faite par la Chambre des télécommunications du Ghana en fin de semaine dernière.

En fait, la taxe nationale sur l’assurance maladie (NHIL) et la taxe sur le fonds fiduciaire pour l’éducation du Ghana (GETFL) seront dissociées de TVA.

La chambre ghanéenne des télécommunications a déclaré que MTN, Vodafone et AirtelTigo « qui sont des personnes morales responsables respecteraient pleinement les lois ghanéennes et assureraient la distinction entre la TVA et les nouvelles taxes découlant de leurs origines et fondements juridiques distincts ».

Ces deux nouveaux prélèvements justifient peu ou prou la  hausse des tarifs en vue.  Les autorités ghanéennes estiment vouloir «  donner effet à la conversion de NHIL et de GETFL en redevances non soumises au mécanisme des entrées-sorties et de les dissocier de la TVA en supprimant l’option de déductibilité de la taxe en amont », précise Kenneth Ashigbey, PDG de la Chambre des télécommunications du Ghana qui a signé une déclaration d’identité distincte de la TVA et distincte de la TVA

Les clients devraient attendre le changement à partir du 1er novembre. Cependant, ils seront informés par leurs fournisseurs de services s’il y a d’autres changements. « Comme prévu, l’incidence des deux nouvelles taxes concernera donc les consommateurs et entrainera une augmentation du coût des services de télécommunication. Les clients des services de télécommunication seront avertis par leurs fournisseurs de services avant toute modification. Les modifications attendues entreront en vigueur le 1er novembre 2018 », apprend-on  d’un communiqué de presse.

Les internautes sont tout sauf contents. Certains que nous avons pu lire ont été très critiques à l’égard de cette annonce. Ils vont jusqu’à parler de décisions « stupides » venant d’un pouvoir qui fait le tour du monde pour emprunter et mendier.

 

Lyda Gbadji et Assou Afanglo

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