Insuffisante qualité de réseaux : Gabon Telecom et Airtel Gabon dans le collimateur de l’Etat

Insuffisante qualité de réseaux : Gabon Telecom et Airtel Gabon dans le collimateur de l’Etat

Une mauvaise qualité de télécommunications n’est désormais plus tolérable au Gabon. Le ministre de la Communication et de l’Economie numérique a exigé à l’Arcep, à l’occasion de la présentation des résultats du 12e Audit de la qualité des réseaux mobiles, de sanctionner  Gabon Telecom et d’Airtel Gabon.

Selon Guy-Bertrand Mapangou, ces deux opérateurs ne se contentent d’améliorer la qualité de leurs réseaux que dans les agglomérations où ils tirent le plus d’avantages financiers et ceci malgré le cahier des charges et des mises en demeure ayant découlé de l’audit de 2016. Au regard des résultats du 12e audit, il ressort que seules Libreville et Port-Gentil jouissent d’une excellente couverture de qualité. Les zones rurales ne semblent pas prises en compte dans les plans de déploiement des deux opérateurs.

Avec les résultats de la dernière campagne nationale de mesure de la qualité de service des réseaux de téléphonie mobile, s’étant déroulée du 20 août au 18 septembre 2018, le régulateur dénombre désormais un total de 118 engagements non respectés par les deux opérateurs, soit 61 pour Airtel Gabon et 57 pour Gabon Telecom.

« Globalement, les deux réseaux remplissent les exigences des cahiers des charges sur Libreville et Port-Gentil, mais pas sur le reste du pays. Il y a une certaine rupture qui a été remarquée, qu’il va falloir rectifier rapidement », a conseillé l’auditeur Patrice Miconi, le patron de PMI Conseil.

Guy-Bertrand Mapangou a prévenu que l’Etat gabonais sera intransigeant cette fois-ci.« En 2016, vous avez prétendu que 6 mois c’était trop court pour vous permettre de corriger les manquements observés. On vous a donné 2 ans. Vous n’avez rien fait pour réformer la qualité de vos réseaux. Or, on vous a fait des commodités d’installation qui, au final, ne vous servent qu’à faire plus d’argent sans en faire bénéficier le pays. Vous n’allez pas continuer de vous amuser de votre associé qu’est l’Etat gabonais. Ce n’est pas aimable », s’est-il emporté.

Le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) , Lin Mombo, a garanti au ministre que des démarches fermes seront engagées conformément aux textes en  vigueur.

Crédit photo : procurious

AHLIN ACCROBESSI

 

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