E-gouvernement : l’Estonie veut assister le Kenya

E-gouvernement : l’Estonie veut assister le Kenya

L’Estonie est devenue une vitrine mondiale de l’e-gouvernement. Le pays s’est engagé depuis bientôt vingt ans dans la numérisation de ses services publics. Dès la fin des années 90, peu après avoir accédé pour la deuxième fois de son histoire à l’indépendance, les Estoniens ont en effet décidé de miser fortement sur les technologies.

Aujourd’hui, toutes les démarches administratives effectuées par les 1,3 million d’habitants sont dématérialisées. Son système d’e-administration repose aujourd’hui sur une carte d’identité sécurisée qui, bien qu’elle ne soit obligatoire qu’à partir de 15 ans, est dans la poche de 95% des habitants. Premier pays à piloter le bulletin électronique en 2005, l’Estonie n’a pas vu la participation augmenter, mais près d’un tiers des votes sont aujourd’hui effectués en ligne.

Lors du dernier suffrage parlementaire, des citoyens estoniens ont ainsi participé depuis 116 pays du monde, dont 80 sans ambassade ou consulat pour voter physiquement. Autre exemple, 98% des ordonnances médicales sont désormais virtuelles. Le patient se présente à la pharmacie muni de sa carte d’identité et le commerçant, d’un simple scan, sait quelles gélules aller chercher.
Et c’est cette expertise que le pays balte entend apporter au Kenya. Les discussions sur le sujet se sont tenues en début de semaine dernière avec le Comité sénatorial en charge des technologies de l’information et de la communication.

L’émissaire de l’Estonie a souligné que son pays est très favorable à l’accompagnement du Kenya dans l’abolition du papier dans son administration. Kadri Humal Ayal estime que grâce à l’e-gouvernement, son pays a vu le couvert forestier préservé de 60%. « L’utilisation de papier indiquait que les arbres étaient coupés. Nous avons progressé dans la technique afin d’épargner les arbres.», a-t-elle expliqué.

D’après la responsable, basculer dans la dématérialisation des prestations publiques grâce à la technologie permettra au gouvernement kényan d’améliorer son rendement dans plusieurs domaines, notamment la santé, l’éducation, les services bancaires, le registre foncier, le système judiciaire, la surveillance, etc.

Ahlin ACCROBESSI

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