Burkina Faso : La régulation de l’économie numérique au cœur d’une conférence africaine

Burkina Faso : La régulation de l’économie numérique au cœur d’une conférence africaine

Ouvert à la concurrence et contrôlé par des pouvoirs sectoriels, le numérique fait partie des services de base nécessaires qui modifient les sociétés humaines. Face à cette mutation fulgurante, les Etats africains veulent conjuguer les énergies afin de canaliser son évolution. Et c’est à Ouagadougou que professionnels, idéalistes et acteurs de la société civile se sont retrouvés, la semaine dernière , pour la première Conférence africaine sur la régulation de l’économie numérique (CAREN) afin d’échanger sur ces transformations technologiques. Organisé par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et Télécom Paris Tech, cet événement a reçu la Côte d’Ivoire comme pays invité d’honneur.

Durant les 72 heures de travaux (du 16 au 18 octobre) , neuf sessions et deux tables rondes ont été animées autour de plusieurs thématiques telles que les enjeux et risques de la numérisation de l’économie et de la société, l’usage des réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et le Big Data.

Pour la ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Ouattara, le Burkina Faso s’est déjà engagé sur la voie d’une société basée sur l’économie de l’information et du savoir. Il en veut pour preuve la réalisation d’infrastructures de fibre optique, la promotion du développement des applications et des services à travers le projet e-Burkina, la création de l’Université virtuelle et de seize espaces numériques ouverts, le soutien financier aux jeunes entrepreneurs avec le programme Burkina Start-up. Elle a ensuite souhaité que les résultats de cette conférence deviennent des références pouvant constituer des pistes d’approches spécifiques dans le domaine de l’économie numérique et de sa régulation en Afrique.

Pour Bilé Diéméléou, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI), le rendez-vous de Ouagadougou est le témoignage selon lequel la solidarité africaine reste de mise. « Nous devons agir conjointement pour répondre aux espérances légitimes de nos populations en leur apportant des résultats innovants, intégrés et inclusifs, pouvant impacter sérieusement leur quotidien.», a-t-il déclaré.

Ahlin ACCROBESSI

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