Les Camerounais doivent-ils craindre une coupure d’Internet ?

Les Camerounais doivent-ils craindre une coupure d’Internet ?

Internet sera-t-il coupé au Cameroun avant, pendant ou après les élections présidentielles ? Les rumeurs s’enflent. Pour le gouvernement, il n’y a rien à craindre. C’est du moins l’assurance que donnent les  responsables du ministère des postes et télécommunications.

En Afrique, la coupure d’Internet est devenue ces dernières années,une arme pour les politiques. Que ce soit pour empêcher les fraudes à l’examen en Algérie ou pour des raisons liées à une crise sociopolitique comme au Togo, les raisons sont de diverses natures.

Internet ne sera pas coupé au Cameroun. Cela va sans dire que les Camerounais n’ont rien à craindre. Le gouvernement démentit ces rumeurs. «  Il circule sur les réseaux sociaux, des propos attribués à Mme le ministre des Postes et Télécommunications, annonçant une prétendue coupure sur toute l’étendue du territoire national du 07 au 09 septembre 2018 », lit-on dans un communiqué du ministère. Ces affirmations ne sont pas à prendre au sérieux selon le service communication du ministère. Il s’agit de ce « fake news » et d’ « informations grossières ».

 

Une habitude en Afrique

 

Ces affirmations du gouvernement sont à prendre avec des pincettes. C’est un peu la position de certaines organisations de défense du droit à internet. Abdelkerim Yacoub Koundou Goumi, le représentant d’Internet Sans Frontière pour l’Afrique Centrale reste en alerte.

« Nous avons eu des cas en Afrique centrale, par exemple au Tchad. Il y a eu même des coupures d’Internet au Mali, lors des dernières élections. Donc, cela devient une habitude en Afrique. Les gouvernements préfèrent couper Internet, alors qu’internet est un outil fondamental dans la consolidation de la démocratie en Afrique. Il contribue à la transparence, à l’équité, à l’effectivité des votes et au contrôle des voix, indique-t-il à nos confrères de Deutsche Welle.

Addelrim assure que le gouvernement camerounais a promis qu’il ne coupera pas Internet. Le respect de cet engagement est capital. Dans le cas contraire,rassure-t-il, des outils juridiques internationaux et africains seront utilisés pourfaire respecter les droits numériques des citoyens.

 

 

Related Post

One Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

error: Content is protected !!