Afrique subsaharienne : Ecobank publie un premier rapport sur les cryptomonnaies

Afrique subsaharienne : Ecobank publie un premier rapport sur les cryptomonnaies

Ecobank vient de publier un premier rapport sur les  monnaies électroniques en Afrique subsaharienne. Ce rapport de 10 pages  montre que le Bitcoin, l’Ethereum et le  Ripple ont fait sensation en 2017 et au début de 2018. Plus loin, un tableau récapitulatif est dressé sur l’état des lieux de 39 pays.

La capitalisation boursière mondiale de toutes les cryptomonnaies était environ 20 milliards de dollars en janvier 2017 contre  plus de 800 milliards de dollars en 2018 soit une augmentation de 4 000%
en seulement 12 mois.

La Banque panafricaine vient de rendre public un rapport dans lequel elle reconnait le caractère peu à peu incontournable des monnaies électriques. Pour elle, les cryptommonnaies sont aujourd’hui frappées par la variation spectaculaire de leurs valeurs. Néanmoins, elles pourraient permettre aux « consommateurs d’effectuer des transactions instantanément, de manière transfrontalière et gratuite, de leur fournir des identifiants numériques conformes à la norme KYC , d’inciter leur comportement et de changer leur façon de communiquer avec les gouvernements et les fournisseurs de services », lit-on.

La peur des gouvernements

La plupart des gouvernements africains ont une peur bleue rien qu’à attendre parler des monnaies électroniques. Les raisons, bien que diverses se résument généralement à la volatilité de ces monnaies. En un temps record, elles peuvent varier voire chuter drastiquement. Les gouvernements ont peur qu’une chute n’ait de sérieuses répercussions sur l’économie locale.

Le rapport pointe du doigt le blanchiment de capitaux et les flux de capitaux non désirés qui peuvent aussi arriver. En l’espace d’un mois en 2018,  la capitalisation boursière des cryptos a chuté de deux tiers, passant d’un sommet de 831 milliards à 276 milliards de dollars. Cette situation ne fait que renforcer la méfiance des Etats africains qui ne veulent pas accorder de licences pour ces types d’activités.

« À ce jour, aucune tendance réglementaire régionale n’a été décelée, qu’elle soit favorable ou défavorable. Un seul pays, la Namibie, a carrément interdit les crypto-monnaies. En revanche, l’Afrique du Sud voisine et le Swaziland voisin offrent deux des réglementations les plus favorables en Afrique. Mais à l’exception du Cameroun, du Rwanda et du Sénégal, aucun autre gouvernement ou banque centrale francophone n’a fait de déclaration de politique sur les monnaies virtuelles », précise le rapport.

Pour l’heure,  les monnaies électroniques surfent entre légalité partielle et illégale totale.

 

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