Sénégal/ Expresso Innovation Challenge : Les premiers mots du lauréat

Sénégal/ Expresso Innovation Challenge : Les premiers mots du lauréat

Après deux mois d’incubation au sein du Lab d’Expresso, Mjangale, une entreprise spécialisée dans l’éducation et la formation des jeunes sur le numérique a séduit le jury. Son promoteur Babacar Diop a reçu le premier prix d’Expresso Innovation Challenge. Dans toute l’hilarité qui l’anime, la Rédaction de Tech en Afrique a pu lui arracher en exclusivité quelques mots. A noter qu’en 2016, Mjangale a aussi remporté le  Prix spécial Afrique de la start-up de l’année. Interview.

 

La compétition est rude avec au départ 500 candidats puis 10 finaliste dont tu es le champion !  Dis-nous ce qui a joué en ta faveur.

 

Je peux dire que la compétition a été très dure car nous étions 500 startups au début de la compétition et à la fin les organisateurs ont choisi 10 projets qu’ils ont accompagné pendant 2 mois d’incubation avec des modules de formations en business, développement personnel et de mise en relation avec des personnes importantes de l’écosystème. Je dirais que ce qui a joué en notre faveur par rapport à ce concours c’est d’avoir mis en avant le travail de terrain que Mjangale a eu à former 850 élèves au Sénégal, de ce fait on sait que ce projet c’est du concret et a beaucoup d’avenir pour changer l’éducation numérique du Sénégal.

 

 Que représente ce nouveau prix pour toi et ton équipe ? 

Je suis très content pour cette distinction. Être nominé meilleur lauréat d’un concours n’est pas facile ! Ce prix est un coup de pouce pour notre projet qui cible l’éducation au Sénégal. Le travail a été très poussé depuis le début. Nous avons déjà formé plus de 850 enfants à Thiès, Dakar et Ziguinchor aux technologies, en français et mathématiques avec le mobile, en développement mobile et électronique. Tous nos travaux et résultats ont été publiés et cités par l’UNESCO, USAID, et GIZ. Ce prix est vraiment le bienvenu ; il va supporter le lancement de notre programme d’été au Sénégal qui vise à former 300 enfants entre 5 et 18 ans au coding et à l’électronique.

 

Comment vois-tu Mjangale dans les 5 prochaines années ? 

Dans les prochaines années, nous voulons développer une plateforme web et mobile adaptée à l’Afrique pour suivre les élèves qui passent par nos programmes. Nous voulons aussi développer la 1ère  plateforme africaine de coding en ligne en français, il sera contextuellement et culturellement adapté à l’Afrique. Pour le moment nous sommes sur le marché sénégalais, mais dans 5 ans, nous aimerions nous étendre et toucher d’autres pays francophones – Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Bénin etc.

 

Dis-nous ce qui te tient à cœur dans le cadre de ton projet. Quel est ton rêve le plus fou ?

Nous sommes familiers avec les problèmes du domaine éducatif au Sénégal. Je peux dire que ce qui me tiens à cœur sur c’est le projet Mjangale. C’est que je ne peux pas concevoir au 21 siècle qu’il y a  des élèves qui sont exposés à l’outil informatique trop tard dans leurs études. L’outil informatique leur est présenté en tant que consommateur (Exemple : utilisation de l’email et d’Office) plutôt que contributeur (Exemple : codage informatique). La situation diffère suivant les écoles (privées, publiques), les lieux (urbains, ruraux), les milieux (éducation des parents) etc. Des améliorations conséquentes sont requises. Mon rêve est de mettre en place des programmes très complets de formations dispensés auprès des populations les plus vulnérables économiquement pour leur ouvrir l’accès à terme des carrières professionnelles dans les sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM), ça nous permet de mettre l’enfant au cœur de son propre savoir.

 

Related Post

4 Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *