Ouganda : Pour utiliser WhatsApp , il va falloir payer des taxes

Ouganda : Pour utiliser WhatsApp , il va falloir payer des taxes

En Ouganda, les utilisateurs des réseaux sociaux en l’occurrence WhatsApp  n’ont pas la vie tranquille. Une nouvelle soumise loi adoptée au Parlement  prévoit des taxes  de 0,05 $ par jour l’équivalent de 25 Francs CFA.

Les internautes ougandais auront fort à faire. Une nouvelle loi adoptée en milieu de semaine dernière au Parlement prévoit que chacun paie  des taxes « WhatsApp ». Cette loi fait naître des remous à  gauche comme à droite. Beaucoup d’observateurs avertis voient en cette  disposition une manière de porter atteinte à la   liberté d’expression des citoyens.

La question de son acceptation se pose désormais. Les internautes vont-ils se  conformer ou bouder cette loi ?  Une chose est sûre : dans un cas comme dans l’autre, le scénario qui se dessine à l’horizon à l’apparence d’un véritable bras de fer.  Et pourtant, le gouvernement insiste avoir de bonnes raisons.

« En tant que gouvernement, nous avons pensé qu’il serait bien d’imposer des taxes sur certains médias sociaux », a déclaré le porte-parole du gouvernement tel que rapporté par nos confrères du journal The Guardian.  Pour lui, le pays n’a pas mille moyens pour payer la prise en charge et la pérennité des infrastructures technologiques que de percevoir de petites taxes auprès des utilisateurs.Il poursuit en ces termes : « le gouvernement installe des infrastructures comme le WiFi dans les régions du pays et il ne le fera pas sans notre contribution par le biais des taxes ».

Selon nos informations, cette décision entrera dans sa phase applicative  le 1er juillet 2018. Dans le même temps, une autre taxe de 1 % sera prélevée sur la valeur totale de chaque transaction par mobile money. Des députés ont vertement critiqué ces nouvelles dispositions en les qualifiant de « double imposition ».  

 

A bas les  fakes news

 Ces dernières années, les fausses informations ont le vent en poupe sur Internet. Que ce soit dans le cas d’un pays africain, ou pas,  des citoyens se sont donné ce «  vilain plaisir » de faire tourner des faussetés à la vitesse de la lumière. Le président de la République ougandais, Yoweri Museveni , pour sa part n’est pas du tout content que ce phénomène atteigne son pays.  Il a déjà fait savoir que les  médias sociaux ont  contribué à répandre trop de  rumeurs. En 2016 lors des élections, l’accès à Internet a été coupé.

A présent, les organisations de défense de droits humains pensent avoir la confirmation de la thèse de musèlement des citoyens. « Cette taxe est préjudiciable à la jouissance de la liberté d’expression. C’est prohibitif. Cela montre la nature répressive de l’Etat qui amasse autant de revenus que possible à son avantage »,  a déclaré Livingstone Sewannyana, directeur de la Fondation pour les droits de l’homme en Ouganda.

Techniquement, comment cela est-il possible ?

 

 

 

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